La classe ouvrière va au paradis

    en DVD le 02 Mai 2012
La classe ouvrière va au paradis
Titre original : LA CLASSE OPERAIA VA IN PARADISO (Italie)
Genre : Drame - Duree : 2H5 mn
Distributeur : Tamasa - Editeur DVD : Tamasa
Sortie à la Vente en DVD le 02 Mai 2012
Sortie en salles le 10 Novembre 2010
(Reprise, Première sortie le 31 Mai 1972)
Année de production : 1972
Palme d'or Festival de Cannes et Mention Spéciale décernée à Gian Maria Volonte en 1972

Résumé du film La classe ouvrière va au paradis

Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est ouvrier modèle dans une usine métallurgique : grâce à son extrême rapidité, son rendement est cité en exemple par son patron. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil ces cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de sécurité au travail. Bercé par les rêves de la société de consommation entre son amie, son fils Arturo resté avec sa mère après le divorce de ses parents, sa voiture et sa télévision, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose.
Alors qu’il se coupe un doigt accidentellement les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement provoque en lui une profonde remise en question. Lulù décide alors de s’investir dans l’action syndicale et engage toute son énergie dans ce nouveau combat. Il soutient alors la nécessité d’une grève illimitée...

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Les avis sur le film La classe ouvrière va au paradis

 
 

    Notes de production

    En 1972, Elio Petri rentre dans l’usine pour filmer la vie des ouvriers, leurs méthodes de travail, avec la ferme intention de montrer l’aliénation par des tâches répétitives et l’irrespect des patrons pour leurs ouvriers. 40 ans plus tard, rien n’a changé. Les entreprises mettent les employés sous pression, à grands coups de menaces de délocalisation dans l’industrie, ou brandissant le couperet des réductions d’effectifs dans le tertiaire ...

    Toucher un large public

    « J’ai voulu faire un film sur un ouvrier moyen. sur sa mentalité, sur ses faiblesses, ses déchirements. Et je l’ai réalisé avec un langage populaire ».
    Déjà donc apparaît une des intentions de Petri : faire un film qui puisse toucher, de par les problèmes qu’il aborde, le plus large public. Il y a dans l’attitude du réalisateur deux démarches, d’une part faire un film de classe et d’autre part écarter le danger du film militant destiné à des militants ou à des intellectuels « engagés » ou pire encore le danger du film « robot » sur l’ouvrier, du film qui ferait de l’ouvrier un saint et qui fausserait le problème par un portrait édifiant montrant dès le départ un ouvrier sympathique. Le problème n’est pas selon Petri de montrer un tel ouvrier puisque d’abord cela n’est pas toujours la réalité et puisque ensuite le film serait pris pour un film de propagande : son caractère risquerait de « gêner » un public moins engagé alors que c’est justement ce public là qu’il faut toucher, ce public qu’on appelle parfois, à tort, « la majorité silencieu-
    Petri prend comme héros un ouvrier moyen, non un militant. C’est-à-dire celui représentatif, à ses yeux, de la majorité des individus dans les états capitalistes évolués, individu totalement conditionné par la société de consommation dans son travail comme dans ses loisirs. Pris entre un métier qui le robotise et des divertissements standardisés, sollicité par la publicité et son contexte de propagande qui lui tendent le miroir aux alouettes d’un prétendu bien-être matériel assimilé à la propriété de quelques produits types, il ne peut jamais jouir du recul qui lui serait nécessaire pour analyser sa situation. Il lui est donc objectivement impossible de contester l’esclavage moderne qu’il ne connaît pas, en fait, même s’il en est la première victime. Ignorant des rouages dans lesquels il est pris, et plus encore des mécanismes qui assurent leur fonctionnement, il se contente de subir, de courir après un bonheur utopique et de se défouler de temps à autre par des réactions purement affectives à des événements ponctuels. Et si Lulù, le héros de Petri, se met tout à coup à réfléchir, c’est moins parce qu’il a perdu un doigt (même si cet accident est le catalyseur) que
     

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    12 avis 4 étoiles
    14 avis 3 étoiles
    11 avis 2 étoiles
    4 avis 1 étoiles

    Casting : La classe ouvrière va au paradis

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
    Scenariste
      Acteurs
    Lulù Massa
    Militina
    Le Syndicaliste
    Bassi
    Lidia