Résumé du film La Couleur Des MotsMarie, jeune Française dysphasique, se sent dans sa langue comme dans une langue totalement étrangère. Alors, elle reste en panne sur le bord des autoroutes de la communication. Au fil de ses rencontres, nous comprenons combien ce langage défectueux creuse entre elle et le monde un fossé difficilement franchissable. Car, au-delà de l’anormalité, blessure ressentie depuis l’enfance, d’autres obstacles menacent de l’isoler encore davantage : son propre enfant, dont on la prive, le chômage, l’alcool dont elle abuse, et, tapie derrière l’agressivité, la fierté et le refus de la pitié, une immense soif d’amour. 1 vidéo : La Couleur Des MotsGalerie Photos : La Couleur Des MotsLes avis sur le film La Couleur Des Mots
Critiques : La Couleur Des Mots -
Télérama

" Courte chronique, fragile, où l’on ressent personnellement, physiquement, les moments où l’esprit de l’héroïne chancelle (…). Ce tout petit film a le mérite d’être joliment didactique et sensible."
P.M. (article entier disponible sur le site www.telerama.fr et sur Télérama n°2975, page 52)
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Cinélive

" Son tourment est palpable, bouleverse parfois par l’intensité de son interprète, mais le support fictionnel pèche par trop de maladresses. "
P. P. (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 46)
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Le Monde

" Philippe Blasband, dont c'est le premier film, illustre comme il le peut le sujet de son angoisse, mais ne parvient jamais à s'en libérer."
Isabelle Regnier (article entier disponible sur le site du Monde)
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Positif

" Le film échappe au piège du « film à problèmes » grâce à une attention très minutieuse au réel."
Y.T. (article entier disponible dans Positif n°553, page 47)
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Score

" Si le film pourrait être très bien accueilli en amphi de neurologie, c’est un peu abscons pour le grand public (…) "
Emmanuelle Spadacenta (article entier disponible dans Score n°24, page 107)
Interview du réalisateur Philippe BlasbandQuelles étaient les conditions de tournage de La Couleur Des Mots?
Extrêmement modestes !... Cela m’a coûté un peu plus de trois mille euros, majoritairement les repas, quelques moyens techniques, quelques frais. Tout le reste a été prêté, donné, ou mis en participation ; les comédiens et techniciens ont travaillé bénévolement. Note d'intention de Philippe BlasbandUn petit mot d’explication
Ce film n’est pas un film sur la dysphasie. C’est un film sur un personnage qui a plusieurs caractéristiques, dont le fait d’être dysphasique. Ce film n’est pas un documentaire, ni une démonstration. Ce film est une fiction. Il est le fruit de nos observations sur les enfants dysphasiques et notre fils Théo en particulier, mais c’est aussi une création subjective. Je ne connais pas de dysphasique trentenaire. Personne, autour de moi, pas même les logopèdes ou orthophonistes spécialisées en dysphasie, ne connaissent de dysphasiques alcooliques. Puisque ce film est subjectif et que je suis un parent d’enfant dysphasique, ce film est, très logiquement, le catalogue des angoisses d’un parent face à son enfant dysphasique : quel sera son futur ? Et s’il devenait alcoolique ou drogué ? Et si nous mourions ? Et s’il perdait son travail ? Et s’il divorçait ? Ce que me répond le film, à toutes ces questions, c’est : faites confiance à la force de votre enfant... En savoir plus sur la dysphasieEntretien de Philippe Blasband avec le Docteur Paule De Ridder-Vanderdeelen, neuropédiatre
Quelle définition simple pourrait-on donner de la dysphasie ?
C’est un trouble structurel de l’acquisition et de l’organisation du langage verbal. Tous les niveaux d’intégration - de fonctionnement, si vous préférez – de ce langage verbal pouvant être atteints à un degré variable. C’est un problème neurologique. J’explique souvent aux parents qu’un enfant dysphasique est un enfant pour lequel sa langue maternelle semble une langue étrangère. Au lieu d’avoir des capacités de discrimination sélective de cette langue-là par rapport à toutes les autres, elle est encore pour lui en quelque sorte sur le même pied que les autres langues auxquelles il est sensible à la naissance. Et donc il ne la comprend que très imparfaitement. Et bien entendu, ne la comprenant pas, il s’exprime tout aussi difficilement. Philippe Blasband & la dysphasie"Au commencement était le verbe.
Pour notre fils Théo, le verbe était défectueux.
Ma femme Aylin et moi, à nous deux, nous parlons huit langues (elle les parle bien et moi je les baragouine) ; elle est comédienne et je suis écrivain ; notre outil de travail, c’est la langue, les phrases, les mots. Théo, lui, perdra toujours ses mots. |
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