La dame de trèfle a des accents de film noir, un désir, une nécessité de changer de genre ?
Au départ, oui.
La dame de trèfle est né d’une envie de polar. L’envie profonde d’une nouvelle forme, d’explorer un terrain inconnu pour moi. Mais très vite, j’ai réalisé que ce désir de départ, ludique, un brin théorique, n’était qu’un alibi pour raconter des personnages. Et j’ai constaté que la forme du polar était un moyen d’aller beaucoup plus loin, justement dans quelque chose d’intime et personnel. De cela a donc surgi le vrai thème du film, presque de lui-même, avec sa violence, comme si j’avais eu besoin de passer par cet abri pour qu’il se révèle à moi...