Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée.
Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…
Le scénario de La Dame En Noir est inspiré du roman homonyme de Susan Hill, La Dame en Noir sorti aux éditions de l’Archipel.
Jérôme Pescheux, l’éditeur français de Susan Hill l’a interviewé au sujet du film :
Jérôme Pescheux : Votre roman, publié pour la première fois en 1983, a déjà été adapté à la télévision et au théâtre, où la pièce est un succès depuis 1989. Quelle a été votre réaction quand vous avez appris qu’il serait adapté au cinéma ?
Adapté d'un roman bien loin de l'ambiance terrorisante du film (voir notre avis sur le roman), La Dame En Noir marque le retour des studios Hammer (grande franchise de l'épouvante qui a connu son apogée dans les années 50-60) au box-office. Un enjeu auquel s'ajoute la tentative de changement d'image de petit sorcier de Daniel Radcliffe, cantonné à incarner Harry Potter durant toute son adolescence. Aujourd'hui, et à à peine 21 ans, le comédien semble avoir pris le bon chemin !
Le Frisson au Rendez-vous
Que dire de La Dame En Noir si ce n'est que vous aurez bien du mal a rester de marbre tant le metteur en scène James Watkins (Eden Lake, The Descent : Part 2) et la scénariste Jane Goldman parviennent à transformer l’œuvre romanesque de Susan Hill en une succession de scènes qui vous surprendront toutes les 5 minutes dans le but, non de vous faire sursauter, mais de vous glacer le sang.
Si on aura au départ un peu de mal à considérer Daniel Radcliffe en jeune père célibataire (le petit garçon qui jour sa progéniture n'est autre que son propre filleul), on passera rapidement outre ces petits détails qui au final se fonderont dans le naturel pour nous immerger complètement dans un univers fait de nombreuses tensions, pour notre plus grand plaisir d'amateur de films d'horreur.
" Daniel Radcliffe, très en forme, réussit sans problème son examen de passage post-Harry Potter. "
Gérard Delorme (article entier disponible dans Première n°421, page 26)
Le Journal du Dimanche
" Superstitions, ombres menaçantes, brume persistante, apparitions fugaces et plancher qui grince : la mise en scène de facture classique n'en demeure pas moins efficace, en privilégiant la suggestion et le hors-champ aux effusions de sang. "
Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 11/03/2012)
Télé7Jours
" Débarrassé de la baguette magique de Harry Potter, Daniel Radcliffe s'y révèle plus que convaincant. Normal, les forces obscures, c'est son rayon ! "
Philippe Ross (article entier disponible dans Télé7Jours n°2703, page 134)
Les Fiches du Cinéma
" (…) passé l'étonnement de voir Radcliffe incarner un père de famille veuf, c'est à un vrai film d'épouvante, dans le pur esprit des studios Hammer, que le spectateur est invité à assister. "
Jean-Baptiste Morel (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2022, page 13 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
Le Monde
"Le film, d'ailleurs, atteint une véritable intensité durant une longue scène au cours de laquelle le héros est seul, passant une nuit dans le manoir hanté. (...) le réalisateur ne semble plus compter que sur la mise à nu d'une rhétorique pure, celle de l'épouvante cinématographique. Et cela n'est pas dénué de lyrisme. "
Jean-François Rauger (article entier disponible dans Monde du 14/03/2012)
13 Mars 2012 - Focus sur le roman à l'origine du film
Début du XXe siècle. Arthur Kipps, un notaire trentenaire, passe le réveillon de Noël en famille. Quand les fils de son épouse décident de passer la soirée à se raconter des histoires de fantômes, le passé, qu’il aurait préféré effacer de sa mémoire, rattrape Arthur. Submergé par ses souvenirs éprouvants, il décide de les coucher sur le papier.
Daniel Radcliffe se retrouve aux prises avec un fantôme dont il doit percer le secret pour espérer sauver ce qu’il a de plus cher. La vérité se cache au-delà de la peur...
Cette fois, ce n’est plus l’interprète du célébrissime Harry Potter qui contrôle les forces surnaturelles. Il doit faire face au fantôme d’une mystérieuse femme en noir et à ses propres terreurs… Village isolé, immense manoir sépulcral, mystère et spectres s’allient pour nous plonger au cœur d’un fascinant cauchemar. Mis en scène par un spécialiste de l’horreur, James Watkins, alliant le suspense à une esthétique remarquable, le film est produit par la légendaire société Hammer qui signe ici un retour spectaculaire dans un genre qu’elle a littéralement inventé.
Adapté du roman à succès de Susan Hill, La Dame En Noir est un film sombre sur la mort, la vengeance et le deuil. Susan Hill confie : « Lorsqu’en 1982, j’ai publié mon roman, The Woman in Black (La Dame en noir pour l’édition française), j’étais loin d’imaginer qu’il serait un jour adapté au cinéma. Ce n’était d’ailleurs pas mon but. J’ai simplement écrit une histoire que d’autres se sont ensuite appropriée. »
Pour le rôle du personnage central, Arthur Kipps, le réalisateur James Watkins cherchait un jeune acteur talentueux, capable d’apporter une certaine mélancolie et une vulnérabilité au personnage. Selon lui, Daniel Radcliffe, mondialement connu pour son rôle d’« Harry Potter », était un choix parfait.
Autour de Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet Mcteer et Shaun Dooley incarnent les habitants de l’inquiétant village de Crythin Gifford. James Watkins explique : « Nous voulions des villageois qui sonnent vrai. Nous ne souhaitions pas fabriquer des clichés du monde rural, des gens étranges qui donneraient aussitôt le sentiment que le héros se dirige tout droit dans la gueule du loup. Je voulais que l’on puisse être triste à l’idée qu’ils meurent et ressentir la peur à leur place. Durant le casting, nous avons effectué avec Jane un travail intéressant qui consistait à définir au maximum le profil des villageois. Je voulais que chacun d’eux possède sa propre histoire. »
Le réalisateur explique : « Concernant le vieux manoir coupé du village de Crythin Gifford par une chaussée inondée à marée haute, nous n’avons pas voulu tomber dans le stéréotype de la maison hantée. Je l’imaginais légèrement délabré mais je ne voulais pas d’un cliché facile. »
L’actrice Liz White interprète l’énigmatique dame en noir. Elle raconte : « Le costume et le maquillage m’ont aidée à rentrer dans le personnage. Dans cette tenue, on se sent immédiatement détachée des autres. On a du mal à regarder les gens dans les yeux et réciproquement. On appartient à un autre monde, vraiment. J’ai adoré interpréter ce rôle car il est de ceux qui font appel à votre imagination et à votre spiritualité. Pour une actrice, c’est un régal. »