La Déchirure de
Roland Joffé mérite toute l’attention du monde. C’est un film poignant sur l’amitié très forte d’un journaliste américain (Sam Waterson) et d’un journaliste cambodgien (Haing S. Ngor) dans un pays envahi par la terreur des Khmers rouges.
Le premier long-métrage de
Roland Joffé, récompensé par trois Oscars dont celui du meilleur second rôle pour la révélation époustouflante d’Haing S.Ngor, est une pure réussite. Il dévoile les réalités de la guerre et de la violence avec une sobriété efficace.
Ajoutée à la mise en scène impeccable et à la somptueuse musique de Mike Oldfiel, l’émotion (inévitable) évolue au fil de la narration. L’intelligence de long-métrage confère à
Roland Joffé des talents de maître du cinéma.
Le transfert numérique deLa Déchirure aux éditions Aventi est une réussite. Il ne perd en rien ses qualités premières, celles de ses images frappantes édulcorées par des couleurs éclatantes et nuancées. Les effets ne sont pas complètement les mêmes avec un son de moins bonne facture, mais ajouté à l’image, il reste percutant. La musique de Mike Oldfiel garde quasiment la même valeur que dans les salles obscures.
Le menu, extrêmement simple, peut décevoir certains téléspectateurs. L’absence de documents est le plus regrettable. Un film d’une si belle qualité méritait des suppléments.
Nadège Fleury