Résumé du film La DésintégrationUne cité dans l'agglomération Lilloise, aujourd'hui. Ali, Nasser et Hamza, âgés d'une vingtaine d'années, font la connaissance de Djamel, dix ans de plus qu'eux. Aux yeux d'Ali et ses amis, Djamel apparaît comme un aîné aux propos acérés et au charisme certain. Habile manipulateur, il endoctrine peu à peu les trois garçons, connaissant mieux que quiconque leurs déceptions, leurs failles et leurs révoltes face à une société dans laquelle ils sont nés, mais dont aucun des trois ne pense plus désormais faire partie. Séances : La DésintégrationCe film est projeté dans 8 salles en France 1 vidéo : La DésintégrationGalerie Photos : La DésintégrationLes avis sur le film La Désintégration
Critiques : La Désintégration -
Le Parisien

"Le réalisateur, Philippe Faucon, a débarrassé son propos de toute fioriture. Il a filmé près de l’os, en scrutant les visages et sans perdre une miette de cette lente et fatale manipulation. "
Pierre Vavasseur (article entier disponible dans Le Parisien du 15/02/2012)
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Le Point

"Dans La Désintégration, Faucon décortique donc les ressorts psychologiques, suivant jusqu'à l'irrémédiable les étapes de ce bourrage de crâne sur quelques gosses perdus, dont Ali, remarquablement interprété par le petit frère de Jamel, Rashid Debbouze. "
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°2056, page 115 )
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Positif

" Formidable Rashid Debbouze, frère cadet du célèbre Jamel, dont il se démarque avec une belle insolence ! Lumineux et blagueur au début, le comédien transforme imperceptiblement cette faconde juvénile en une opacité inquiétante et mutique. "
Ariane Allard (article entier disponible dans Positif n°612, page 30,31)
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Le Nouvel Observateur

" Aussi le film de Philippe Faucon fait-il froid dans le dos. Mais il donne un sérieux coup de de fouet, de ceux qu'on peut juger salutaires. "
Pascal Mérigeau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2466, page 108)
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Le Journal du Dimanche

" Faucon a préféré inventer des personnages de pure fiction. ll n'a pas hésité à les rendre encore plus vraisemblables. "
AI.C. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 12/02/2012)
Note d'intention de Philippe FauconLe terrorisme est aujourd’hui devenu plus présent qu’il ne l’a peut-être jamais été, avec sa part de désignation fantasmée ou réelle de la menace.
Le cinéma, ou la fiction de façon plus générale, a fréquemment abordé ce sujet, par le raccourci, le sensationnalisme, le simple prétexte à « thriller ». Ces approches ont en commun qu’il est entendu que les terroristes représentent le Mal. Posé de façon plus ou moins réductrice, caricaturale ou désincarnée, ce postulat, par son évidence même, évite le plus souvent tout approfondissement. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce Mal ? Entretien avec Philippe FauconEst-ce un projet que vous portez depuis longtemps ?
Il m’a été proposé par ses deux producteurs. Il a suscité chez moi un intérêt que j’avais déjà eu dans des films précédents pour les thèmes qu’il aborde. J’avais aussi été frappé par l’itinéraire de Zacharias Moussaoui, qui a été accusé – et qui a revendiqué – d’être le vingtième pirate de l’air lors des quatre attaques simultanées du 11 Septembre 2001. Ce qui était marquant dans le cas de Zacharias Moussaoui, c’était l’image de lui que l’on avait par ses photos d’« avant » : celle d’un jeune homme constamment souriant, qui paraissait ouvert, vivant, dont le meilleur ami était un jeune garçon juif. Et, par contraste, les images d’« après » les attentats : celles d’un jeune homme au regard vide, à la parole déshumanisée, au discours violemment sectaire et judéophobe. Entre les deux, une dérive qui avait échappé à ses proches, même s’ils en connaissaient l’origine : sa déception concernant la place laissée à ses espoirs d’élévation sociale, petit à petit transformée en aigreur. Je connais autour de moi des parcours de jeunes qui, généralement à la suite d’un sentiment d’exclusion sociale, ont eu des replis religieux qui ont surpris leurs proches par leur radicalité, même si ces itinéraires n’ont pas forcément eu des dénouements aussi tragiques que ceux de Zacharias Moussaoui, Khaled Kelkal, ou d’autres. Quelquefois, la transformation extrême opérée chez eux donnait à leurs intimes le sentiment d’une influence qui avait su tirer parti de leur révolte. Les anciens camarades de l’un d’eux (qu’il ne fréquentait plus) disaient de lui : « Il s’est fait retourner la tête ». Je crois que chaque comédien du film connaît des exemples du même type. Et même si ce sont évidemment des cas très minoritaires, c’est quand même le signe de quelque chose qui va mal. |
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