Comment est née l’envie de faire ce film en solo ?
L’envie elle a toujours traîné, il a fallu qu’elle prenne forme. En co-réalisant avec Didier Bourdon (Les trois frères, Le pari, Les rois mages), je ne m’étais jamais senti réalisateur. Donc l’envie de faire mon premier film tout seul était là depuis longtemps : j’en parlais mais ça ne se faisait pas ! Un jour
Philippe Godeau m’a demandé si j’avais des projets. Je lui ai parlé de cette envie et du fait que je n’avais pas d’idée. Il m’a dit :
“Moi j’en ai une.” Je suis parti de son idée. Comme personne ne voulait écrire avec moi, j’ai fait une première version et c’est à partir de là que ça a vraiment évolué. J’ai senti qu’il fallait que j’aille vers quelque chose qui m’appartienne totalement, quelque chose de plus personnel.