Avec
La Famille Savage, la réalisatrice
Tamara Jenkins a réussi le pari dangereux d'aborder sans pathos excessif et avec beaucoup d'humour les difficiles questions de la famille en général, et plus précisément de la fraternité mise à mal par les crises familiales, de l'impact de la démence sénile sur une famille et des devoirs d'un enfant vis-à-vis d'un parent qui n'a pas été là pour lui. Cependant, plus que de son scénario qui accumule les longueurs, c'est de son casting que ce film tire la plus grande partie de sa réussite. Les très talentueux
Laura Linney et
Philip Seymour Hoffman le portent presque entièrement sur leurs épaules. En effet, les seconds rôles sont peu présents et le père, qui semble n'être déjà plus là (un
Philip Bosco impressionnant par son mutisme), est réduit à l'état de poids mort encombrant et ne s'exprime que très rarement.
Au menu des bonus, rien d'exceptionnel. Le making-of de 20 minutes nous explique ce qui a inspiré
Tamara Jenkins et ce qu'elle a voulu transmettre aux spectateurs grâce à ce film. On y découvre également comment ont été choisis les deux acteurs principaux et comment la musique a été composée. Le reste des suppléments n'est qu'anecdotique. Les deux scènes coupées ne sont que les versions longues des deux passages musicaux de ce long-métrage, et le reportage photo de la réalisatrice ne présente pas vraiment d'intérêt.
Un dvd à voir pour la performance exceptionnelle de ses acteurs.
Stéphanie Munier