Résumé du film

Un film de , avec ,

Ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs - Titre Original : A mulher que acreditava ser presidente dos Estados Unidos da America


SYNOPSIS

Une femme vit rue Washington, dans le quartier América de Lisbonne. Elle croit être la Présidente des Etats-Unis. La veille de son 37ème anniversaire, elle décide d'ouvrir les portes de sa Maison Blanche à toutes les femmes et d'offrir une fête inoubliable afin de garantir sa réélection.


L’AVIS DE LA REDACTION

LA FEMME QUI CROYAIT ETRE LA PRESIDENTE DES ETATS-UNIS est un véritable ovni dans le paysage cinématographique de cette fin d’été. Ce délire collectif dirigé par est tout simplement hallucinant. Malgré des actrices sûrement excellentes, ce petit film portugais ne convainc pas. Le ton soi-disant humoristique ressemble plus à du théâtre burlesque.

D’autre part, les messages politiques du réalisateur ont peine à passer. Ce long-métrage exclusivement joué par des femmes se revendique comédie féministe. Le hic, c’est que le discours s’apparente plus à plaidoyer misogyne. Ainsi, Botelho nous présente des créatures complètement folles pendant 1h30. Temps qui paraît d’ailleurs bien long tant les moments censés provoquer le rire sont lourdingues.

Le cinéaste voulait aussi montrer les impressions et la violence que les Etats-Unis exercent sur lui. Il ne fait que nous donner une vision primitive du pouvoir américain. On en viendrait même à le défendre tellement l’ironie noire de l’auteur est poussée et injustifiée.

Il faut cependant saluer certains éléments de cette excentricité. Le travail effectué par la costumière Silvia Grabowski est remarquable. Chaque personnage a son propre style. Les décors sont également très étudiés, transformant le film en une fresque colorée.

Outre ses défauts, LA FEMME QUI CROYAIT ETRE LA PRESIDENTE DES ETATS-UNIS reste un objet de curiosité à aller voir afin de découvrir une facette du septième art portugais.

Marie-Caroline Mabille


L’AVIS DE LA PRESSE :

Studio Magazine :
"Ce film possède le ton et les couleurs d’un film d’Almodovar, mais n’a pas la même étoffe ! La critique de l’Amérique impérialiste est lourde et les dialogues sont plats. Du surréalisme fade."
J.M. (article entier disponible dans Studio Magazine n°192, page 39)

Télérama :
" Le film de se veut une charge féroce contre l'Amérique (…) le reste est d'une misogynie involontaire, mais absolue, et d'une bêtise profonde. Si l'impérialisme américain n'a comme ennemis que des films à la , il est sûr de régner pour les siècles des siècles."
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)


NOTE DU REALISATEUR

"Cette ébauche de comédie a été écrite un peu avant le sinistre 11 septembre 2001. Le 12, j'ai pensé abandonner le projet. Le 13, j'ai décidé de continuer. Finalement, il ne s'agissait pas d'un film sur l'Amérique mais d'un film sur les impressions et la violence que l'Amérique exerce sur moi, sur mon pauvre pays, sur nous tous. Plus de dix ans après la chute du mur de Berlin qui a fait de nous tous des consommateurs de déchets de l'Empire, avons-nous, du moins, encore droit au rire, même s'il est amer ? Aurons-nous encore le droit d'affirmer notre différence, d'inventer nos prototypes, même s'ils sont toujours plus abstraits ? (…) Ce film est une comédie étrange et post-féministe, interprétée exclusivement par des femmes (nous sommes dans le siècle des femmes), qui fait semblant de leur être consacré."


FICHE ARTISTIQUE

La femme qui voulait être présidente :
La Secrétaire :
La Mère :
La Chanteuse :
La Psychiatre :
La directrice de Vanity :
Suzette, la bonne :
Les jumelles : et
L'Esthéticienne :
La Patronne de la Cuisine :
La professeur de Chinois :
Et les huit femmes du Comité : , , , , , , ,


FICHE TECHNIQUE

Réalisateur :
Scénario : , à partir d'une idée de
Producteur :
Production : Gemini Films, Madragoa Filmes, RTP- RadioTelevisao Portuguesa
Distribution : Gémini Films
Directeur de production :
Image : Inès Carvalho
Son : Philippe Morel
Costumes : Silvia Grabowski
Décors : Catarina Amaro
Montage image et son : , Pedro Marques, Waldir Xavier
Duree : 90 mn
Sortie en salles le 27 Août 2003
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes le 15 Mai 2003
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