Dernière des cinq grandes Majors hollywoodiennes à naître, RKO fut aussi celle qui disparut le plus vite, en 1955. Fondés en 1928, les studios RKO étaient à l'époque, comme le soulignait Jean Renoir qui avait tourné pour eux
Vivre Libre en 1943, peut être la seule Major qui acceptait que l'on prenne des distances avec les normes de réalisation hollywoodiennes.
Ainsi, elle fera naître de grands chefs d'œuvre, de
Top Hat à
Marie Stuart en passant par
Soupçons ; travaillant avec les plus grands réalisateurs (Orson Welles, Alfred Hitchcock, Jean Renoir, George Stevens, Robert Stevenson, John Ford), et des acteurs prestigieux comme
Fred Astaire,
Katharine Hepburn ou Cary Grant.
Les Editions Montparnasse poursuivent ce mois-ci leur très belle collection « Classique de poche », avec une nouvelle vague de dix dvd à des prix très abordables (moins de 15 euros). Si les prestations techniques sont, comme pour les précédents titres, assez mitigées et très variables d'un film à l'autre, le plaisir d'avoir chez soi ces grands classiques du cinéma hollywoodien reste lui intacte.
Ainsi, les images de
La Septième Victime, LA FILLE DE LA 5E AVENUE,
Le Danseur Du Dessus,
La Charge Heroique et
La Course Au Mari sont très belles, malgré quelques défauts de pellicule. Côté lumières et couleurs, on notera les très beaux contrastes de
Les Enfants D'Hitler, donnant au noir & blanc toute sa splendeur, alors que ceux de
Mademoiselle Fifi sont parfois trop appuyés, notamment sur les blancs. On regrette également beaucoup imperfections sur
Né Pour Tuer, malgré tout le soin apporté à la restauration du film ; ainsi que des images pas toujours très nettes pour
Avril Enchanté.
Les bandes-son, toutes proposées en mono d'origine, sont, pour certaines, de très bon augure, à l'image de celles de
La Septième Victime,
Le Danseur Du Dessus ou
La Charge Heroique, qui offrent une très bonne répartition entre dialogues et musique. Deux films sont néanmoins décevants niveau sonore, LA FILLE DE LA 5E AVENUE dont les dialogues ne sont pas toujours très audibles, et
Mademoiselle Fifi, où la musique est trop forte, limite saturée.
Amélie Chauvet