Un film de
Jacques Deschamps, avec
Natacha Régnier et
François Berléand.
SYNOPSIS :
Un homme s’invente une paternité secrète pour se venger de sa femme dont il a découvert l’infidélité. Faisant le bien d’une fille qui n’a jamais connu son père, il laisse croire à sa femme qu’il l’a trompée dix-huit ans durant.
Le seul moyen qu’il trouve pour essayer de la reconquérir…
Jacques Deschamps :
LA FILLE DE SON PERE est le deuxième long-métrage de
Jacques Deschamps. En 1996 il a écrit et réalisé
Mefie-toi De L’eau Qui Dort pour lequel il a obtenu plusieurs prix dans de nombreux festivals dont celui de la meilleure première œuvre et le prix de la jeunesse au festival de Venise.
Il a écrit et réalisé six courts-métrages de fiction, dont JUSTE AVANT LE MARIAGE, et L’EAU QUI DORT primé aux festivals de Clermont-Ferrand, Villeurbanne et Brest en 1995.
Jacques Deschamps est également auteur réalisateur de films documentaires présentés et primés dans plusieurs festivals, dont LA VILLE D’HUGO, LE REGARD EBLOUI, L’ESPACE D’UN REGARD, LE RETOUR D’HUGO, CANOVA MUTILE, LES COULEURS DE JOURS DE FETE.
ENTRETIEN AVEC NATACHA REGNIER :
Qu’est-ce qui vous a décidé à accepter de rôle d’Anna ?
J’ai tout de suite trouvé l’histoire magnifique. Et lorsque j’ai rencontré
Jacques Deschamps, quelques jours après avoir lu le scénario, mon enthousiasme ne s’est pas démenti. On s’est vu plusieurs fois, nous avons parlé du rôle. Ce qui m’a séduit, ce sont ces personnages troubles, difficiles à cerner, anti-conventionnels. Pourtant, ils sont traversés par des sentiments que tout le monde a éprouvé. Leurs situations peuvent sembler cocasses, délirantes, mais la manière dont le film les enchaîne de manière très dramatique était intéressante.
Quelles étaient les directives d’interprétation pour le rôle d’Anna ?
Jacques voulait que ce soit un personnage un peu sauvage : une jeune fille qui n’est pas policée, n’a pas vraiment reçu d’éducation. Elle n’a pas été encadrée pendant son enfance, n’a pas connu d’autorité. Peut-être cherche-t-elle d’ailleurs cet encadrement qui lui a manqué.
C’était un peu la même chose dans le travail : j’essayais d’être libre dans mon jeu, car je savais que Jacques allait fixer lui-même les limites à ne pas dépasser. Il me ramènerait vers le personnage : quelqu’un d’assez enfantin, mais qui n’a pas eu une vie très facile. C’est pourquoi, malgré son besoin d’affection, elle dégage une certaine âpreté…