D’où vient La Fin Du Silence ?
Roland Edzard : Mon rapport au cinéma vient avant tout de l’image car j’ai commencé par faire de la peinture. La première idée du film est venue par le dessin d’une carte, d’un territoire : deux maisons, une rivière, une forêt et une route entre les deux maisons. Assez vite, j’ai su que tout se jouerait dans ce territoire précis. Avec une action courte, en trois jours, une sorte de tragédie grecque. J’ai commencé alors à poser mes pions, et j’ai dessiné les contours des personnages en ne les déterminant pas par leurs psychologies mais par leurs actions. Je crois aux images et aux actions, je voulais faire un film impressionniste de suspense, pas un film « social ». Le film commence sur une famille directement projetée hors du sommeil dans la réalité et la violence. C’est un réveil brutal, à l’aube. C’est la fin du silence.