Le livre de la grammaire intérieure de
David Grossman a été publié en 1991. J’avais 22 ans à l’époque et ce livre m’a ému comme aucun autre. Ce qui m’a touché le plus dans ce livre est difficile à dire. Peut- être est-ce la solitude de cet adolescent, Aharon, ou la vision qu’il avait de la violence des adultes autour de lui. Peut-être est-ce cette amitié, si forte à cet âge, qu’il a avec Gidon, ou bien le sol qui s’écroule sous ses pieds à la vue de sa famille qui se désagrège. Peut-être ai-je tout simplement pensé que moi-même je ne grandirai - littéralement - jamais.