En pleine seconde guerre mondiale, Anna Maria, une jeune espagnole (
Elodie Bouchez), lutte contre l'occupation allemande. Au milieu de toute cette violence, elle rencontre et tombe amoureuses de deux frères juifs (
Jérémie Rénier et thomas Le Gallou).
L’AVIS DE LA REDACTION
LA GUERRE A PARIS, écrit et réalisé par Yolande Zaubermann, suit le parcours d’un jeune homme, Jules, qui, conter sa volonté, va se retrouver impliqué dans l’Histoire et va devenir, presque malgré lui, tour à tour traître puis résistant, pendant la seconde guerre mondiale. Un point de départ original, une approche et une vision a priori différentes sur cette époque tellement utilisée comme support actuellement. (
1943, L’ultime Revolte,
Amen,
Le Pianiste).
Mais la sauce ne prend pas. Le spectateur, au lieu d’être impliqué lui aussi dans le récit, de suivre et d’adhérer aux tourments et aux hésitations des personnages, reste extérieur au problème, sans se sentir concerné. D’où vient le problème ? Difficile à définir. Peut-être d’une volonté de trop bien faire, ou d’un côté un peu didactique qui souligne à l’extrême les propos de la réalisatrice. Ou d’une volonté de mêler présent et passé, de refuser la reconstitution, et de brouiller ainsi les pistes. Car tout sonne faux, du jeu des acteurs à leur implication dans leurs rôles respectifs, des dialogues au rythme du film. Les interprètes n’ayant pas l’air de croire à ce qu’ils font, il leur est difficile de convaincre un public, qui ressortira plus dubitatif que charmé de la projection. On a la désagréable impression d’être passé à côté du film. La psychologie des personnages, en particulier celle du héros, se veut tellement intériorisée et suggestive que les sentiments de lassitude et de froideur se répandent sur les spectateurs, et agissent tels des somnifères. A déconseiller donc si vous n’êtes pas en très grande forme…
Sarah Beaufol
L’AVIS DE LA PRESSE :
Chronic’art :
« Rien que pour l’étrangeté de l’atmosphère qui s’en dégage, « La Guerre à Paris », malgré ses faiblesses, reste une œuvre de qualité trop rare pour être négligée. »
David Vincent (article entier disponible sur le site de
Chronic’art)
Studio Magazine :
« Servie par un quatuor d’acteurs impeccables (Jérémie renier, Elodie Bouchez, Grégoire Colin et Julien Le Gallou), elle signe un long métrage fort et émouvant. »
T.C. (article entier disponible dans Studio Magasine n°178, page 22)