J’ai obtenu mon diplôme de fin d’études secondaires à l’été 1994, tout comme Luke Shapiro dans WACKNESS – mais moi, je n’ai jamais vendu d’herbe, je le jure ! – 1994 était une année charnière pour New York. Et le hip-hop était en pleine évolution créative. Je suppose que j’étais moi aussi à un tournant de ma vie : j’ai tout de suite été accro à cette musique et elle ne m’a plus jamais lâché. 1994 a vu naître les premiers albums d’artistes comme Nas, Notorious B.I.G., Outkast et
Method Man. Même si elles n’avaient pas été écrites pour moi, ces chansons me parlaient fort. Il y avait une sorte d’impatience dans cette musique, une certaine provocation à laquelle je me suis tout de suite identifié. Ce n’est pas que ces chansons m’apportaient des réponses, c’était même rarement le cas ; mais elles posaient les bonnes questions. Ça, et puis aussi le fait que c’était cool de danser dessus !