Comme il est loin le temps où
Vincent Price terrorisait les ados téméraires des années 50 dans
L'Homme Au Masque De Cire ! Aujourd'hui, dans ce remake plus ou moins avoué du film « culte » de 1953,
Paris Hilton embrasse avec la langue, fait un striptease et court à moitié nue dans la forêt, poursuivie par un tueur masqué qui aimerait bien enfoncer son gros couteau dans sa chair fraîche.
Vous l'aurez compris, Freddy, Jason et tous ces gentils tueurs increvables amateurs d'ados en tee-shirts moulants ont fait un petit, répondant au doux nom de Vincent et affublé d'un terrible masque… de cire bien sûr. Mais comme son l'indique,
La Maison de Cire a du être écrit à la lumière d'une bougie et le scénario fondre pendant l'écriture… Loin de renouveler le genre,
La Maison de Cire dégouline de clichés brûlants : la balade en voiture, le raccourci sur une route perdue, la bière, le sexe et le rock'n'roll signé
Marilyn Manson, les jolies filles en tenue extra courte, la panne de voiture, le campement dans les bois - et comme toujours, le groupe se sépare puisque c'est tellement plus rigolo de se retrouver tout seul quand on est sur le territoire d'un tueur fou à lier… Dommage que le film n'ait pas su jouer et se jouer de ces stéréotypes trop souvent obligés. Loin de renouveler le genre,
La Maison de Cire ressemble étrangement à
Massacre A La Tronconneuse, manque paradoxalement un peu d'action, cruellement d'originalité et de mise en scène stylisée : on doit patienter plus de quarante-cinq minutes pour ressentir un léger frisson...
Il faut tout de même décerner une mention spéciale à
Elisha Cuthbert qui vole la vedette à
Paris Hilton et au tueur masqué, magnifique les lèvres collées à la super glue et le doigt coupé… La belle reste, avec les effets spéciaux particulièrement impressionnants, le principal atout du film. Enième shlasher movie à la souviens toi à Halloween dernier quand tu criais devant Freddy et Jason, LA MAISON DE CIRE risque de vous brûler les yeux, griller les neurones, mais pourquoi pas de vous faire fondre si vous aimez la cire des bougies. A prendre au quatorzième degré !
Aurélie Maulard