Comment êtes-vous arrivée sur le projet ?
Mon agent Jean-François Gabard m'a fait passer le scénario du film. J'ai pleuré dès la dixième page, quand Nina va chercher le petit Jules-Marie chez le couple qui le cache. J'ai fermé le scénario en me disant que je ne pouvais pas dire non, voilà. En même temps, l'aspect religieux me posait éventuellement un problème. J'ai rencontré
Richard Dembo et je lui ai tout de suite dit :
«Je voudrais qu'une chose soit bien claire : je suis tout à fait laïque». Il m'a répondu
«Personne n'est parfait !» et on a rigolé. Pour moi, Nina est un personnage laïc et il me l'a confirmé. C'était important qu'on soit d'accord là-dessus, la religion est l'une des solutions pour ces enfants mais pas LA solution.