César 2006 du Meilleur Son pour Laurent Quaglio & Gérard Lamps.
Oscar 2006 du Meilleur film documentaire pour Luc Jacquet et Yves Darondeau. Résumé du film La Marche de l'empereurIl était une fois en Antarctique,,,
Dans l’océan, le manchot empereur tient plus du dauphin que de l’oiseau qu’il est pourtant. Puissant, fluide, d’un coup de reins, il jaillit des profondeurs comme une torpille, glisse adroitement sur la glace, se relève et finit par se camper debout sur ses pattes. Devenu marcheur maladroit, l’oiseau est désormais à la merci du moindre obstacle. Quelle raison ou quel destin peut donc bien pousser ce drôle d’oiseau nageur à quitter l’eau glacée où il évolue avec autant de grâce ? Une seule, primordiale, essentielle : la survie de sa propre espèce. Mais dans l’Antarctique, les lieux éligibles sont rares car en hiver, sur la largeur de 100 à 200 km autour du continent, la mer gèle. D’un côté, au Nord : de la glace de mer, l’océan et sa nourriture, de l’autre, au Sud : la banquise, désertique mais stable. Entre les deux, il y a l’empereur qui marche. Qui marche à travers des centaines de kilomètres d’hiver et de dangers. Qui marche à n’en plus finir entre la nourriture et son petit qui a faim. La Marche De L’empereur raconte son épopée,,, 6 vidéos : La Marche de l'empereurGalerie Photos : La Marche de l'empereurLes avis sur le film La Marche de l'empereur
Notre critique : La Marche de l'empereur Voyage sublime et passionnant au pays des Manchots.-
Comme Au Cinema

Luc Jacquet nous invite avec son film LA MARCHE DE L'EMPEREUR à un fabuleux voyage dans un monde souvent inconnu et pourtant sur notre Terre, en Antarctique. Ce monde, c'est celui des manchots, et de leur lutte quotidienne contre le froid polaire, mais aussi contre les prédateurs, pour manger, pour se reproduire. Le film nous raconte la vie - ou plutôt la survie - de ces êtres parfois fragiles et vulnérables, souvent forts et résistants. Luc Jacquet nous entraîne ainsi pour un long périple de neuf mois, neuf mois d'hiver que les manchots passent loin de l'océan (seule source de nourriture pour eux), dans un endroit sûr pour la reproduction. C'est là qu'ils pondront, chériront et protégeront leurs œufs jusqu'aux beaux jours.
Avec une simplicité étonnante, LA MARCHE DE L'EMPEREUR nous montre cette lutte de chaque instant, que nous suivons non sans émotion. Si la présence de narrateurs semble indispensable pour aider les plus jeunes à suivre l'histoire, elle peut gêner certains spectateurs par un côté surjoué. Le réalisateur sait néanmoins laisser parler les images d'elles-mêmes quand il le faut, comme lors de ces séquences coups de poing avec les animaux se nourrissant des manchots. La loi de la nature prend le dessus et la sélection naturelle semble plus forte que tout. Le film réussit également à faire passer simplement et sans insistance un important message écologique, ainsi que des notions comme celles de la solidarité, du groupe ou de l'amour, qui ressortent naturellement, sans moralité.
Prouesse technique autant qu'artistique, ce film devrait sans peine réconcilier toute la famille avec le documentaire animalier, souvent synonyme de longueur et d'ennui - parfois à tort - mais qui avait déjà conquis le cœur du public avec des films comme Le Peuple Migrateur de Jacques Perrin.
Amélie Chauvet
Critiques : La Marche de l'empereur -
Le Parisien

" (…) véritable prouesse de cinéma."
P.V. (article entier disponible sur le site du Parisien).
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Libération

" En tout cas, les manchots empereurs crèvent l'écran (…) "
Sylvie Briet (article entier disponible sur le site de Libération)
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Première

" (…) une société exemplaire régie par la parité hommes-femmes, la solidarité et l’abnégation. "
Christophe Narbonne (article entier disponible dans Première n°335, page 41.)
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L'express

" (…) le film est amusant. "
C. Ca. (article entier disponible dans L'express Mag n°2795, page 60)
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Le Figaro

" Dans ce spectacle, tout vise en effet à faire jouer la corde sensible et à tirer les larmes. "
Isabelle Brisson (article entier disponible sur le site du Figaro).
Caractéristiques du DVDDisponible en édition simple et collector le 27 juillet 2005 et en édition prestige le 2 novembre 2005.
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85 – Le film est labellisé THX
Son : français en Dolby Surround 2.0, Dolby Digital 5.1 ou DTS + Version « muette » musique et effets sonores en Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.
Bonus - Dvd simple :
- Commentaire audio du réalisateur Luc Jacquet
- Une version interactive faisant apparaître automatiquement des informations à l’écran (tournage et animalières) et emmenant le spectateur derrière la caméra via 17 modules (à découvrir en cours de visionnage ou en bonus autonome)
Bonus - Dvd double collector :
- le même contenu que la version standard sur le premier DVD
- le documentaire « Antarctique Printemps Express » (52’) avec commentaires audio
- les galeries de photos (tournage +film) et la promotion du film (affiches & bande-annonce)
- le making-of du film conçu comme un véritable journal de bord (52’)
- Les modules d’interviews de Romane Bohringer, Emilie Simon, Charles Berling et Jules Sitruk
- Le court-métrage « Hector et la manchotte » Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 5/5 | 5/5 | 3/5 | 3/5 | 5/5 |
Test DVDDvd testé : Edition collector double dvd Si vous devez vous offrir La Marche de l'empereur en dvd, optez directement pour l'édition collector, et prévoyez un long week end pour en regarder tous les suppléments. Ces derniers sont en effet passionnants et offrent un réel complément au très beau film de Luc Jacquet.
Le premier disque vous invite à découvrir le film dans quatre versions différentes, toutes de grande qualité, les images bénéficiant d'une compression parfaite, aux couleurs et à la luminosité exceptionnelles. Vous pourrez donc voir La Marche de l'empereur comme lors de sa sortie salles, avec les voix des narrateurs Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk, Sont également disponibles les commentaires audio du réalisateur Luc Jacquet qui, à l'image de son œuvre, sont passionnants. Ils nous permettent d'aller réellement plus loin dans le film, sa réalisation, mais aussi d'en savoir plus sur la vie de ces fameux manchots empereurs. Autre version tout aussi intéressante, celle avec les modules interactifs, à découvrir tout au long du film ou en bonus les uns à la suite des autres. Sortes de making-of, ces documents alternent images du tournage et explications des techniciens qui reviennent sur les difficultés rencontrées - liées notamment aux conditions climatiques - ou sur les coups de chances, qui leur ont permis d'avoir certaines images très rares. Quatrième et dernière version disponible sur ce dvd, celle, inédite, qui ne comporte que la musique et les effets sonores, sans narrateur. On est alors plongé dans une nature profonde, où l'on découvre précisément chaque bruit, chaque mouvement, auxquels on est moins attentif lorsqu'il y a les voix-off.
Principal bonus du second disque, le documentaire Antarctique Printemps Express nous permet de découvrir d'autres espèces comme les phoques. Deux versions sonores au choix : celle du narrateur, plus « scientifique », qui nous décrit les phénomènes et comportements que l'on voit à l'écran et sait se faire discret quand il le faut pour nous laisser apprécier simplement les images ; et celle commentée par Luc Jacquet, plus anecdotique, nous expliquant les techniques de réalisation, de prive de vue.
Si ce bonus est à voir absolument, il ne faut pas en oublier les suppléments plus « classiques » : interview, making-of, photos. Les comédiens qui ont prêté leur voix aux manchots - Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk - reviennent dans de courtes interviews sur cette aventure ; alors qu' Emilie Simon, auteur de la musique, nous raconte la création de la bande originale avec une petite démo en direct. A l'image des modules proposés sur le premier disque, le making-of est quant à lui un véritable journal de bord du tournage, incontournable. Petit film à part entière, il arrive à faire passer les émotions fortes de l'équipe, de leur incroyable périple. A ne pas manquer.
Un dvd à la hauteur de la prouesse technique qu'est cette Marche de l'empereur, qui comblera petits et grands, curieux et amoureux de la nature. A noter qu'une édition prestige trois dvd est attendue pour novembre 2005… Voilà qui sent bon le cadeau de Noël ! Amélie Chauvet UN REVE
" En racontant l’existence des manchots empereurs, le plus humain des oiseaux, j’ai souhaité raconter une histoire éternelle, simple comme la vie.
J’ai vraiment eu envie d’embarquer les gens, de les faire rêver comme un père ou une mère peut faire rêver son enfant en lui racontant une histoire avant de s’endormir. " Entretien avec le réalisateur Luc JacquetComment devient-on réalisateur d’un film comme La Marche de l’empereur ?
Par hasard bien évidemment. L’histoire a commencé par une petite annonce qui disait en substance « recherche biologiste n’ayant peur de rien, prêt à partir quatorze mois au bout du monde »,,, J’avais, bien entendu, fait des études de biologie sur le comportement animal, et je me destinais à être chercheur. Etant d’un naturel autant porté sur la nature et l’aventure que sur le baroud et les conditions extrêmes, ce genre de proposition ne pouvait que m’intéresser. D’ailleurs, déjà à cette époque, il s’agissait de faire des images de manchots empereurs,,, Le seul problème était que je n’avais jamais tenu une caméra de ma vie, On a donc commencé par une période de formation au 35mm, pendant une dizaine de jours, Après quoi s’est ensuivi mon premier séjour à la base Dumont d’Urville. J’avais deux missions : baguer des oiseaux et effectuer une liste précise de plans à tourner. J’avais 24 ans. Notes de Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk, les voix du filmRomane Bohringer
Par affinités interposées. Je venais de finir un film avec une réalisatrice qui était au courant du projet et qui m’a dit « on va t ‘appeler pour une voix off, tu devrais le faire,,, ». Après, tout a continué crescendo, les producteurs m’ont invitée à visionner quelques minutes de rushes, et au bout d’une demi-heure je n’avais qu’une envie, c’était d’en voir plus. Donc cela a été « oui » tout de suite. |
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