Un film de
Vincent Ravalec, avec
Alex Descas,
Antoine Chappey, Yann Collette,
Marianne Denicourt, Antoine Basler.
SYNOPSIS :
Variation sur le désir et la mort à travers l’itinéraire d’un groupe de personnages…
L’AVIS DE LA REDACTION
LA MERVEILLEUSE ODYSSEE DE L’IDIOT TOBOGGAN... Voilà un film aussi étrange que son titre. D’histoire, il n’y en a pas, non, pas vraiment. LA MERVEILLEUSE ODYSSEE se présente plutôt comme des variations, un assemblage de courts-métrages sans rapports les uns aux autres, si ce n’est qu’ils pour points communs les thèmes du désir et de la mort. Alternant mini-fictions, images documentaires, voix off sur fond indéterminé, chaque bribe, chaque fragment de l’ensemble possède en lui son autonomie, sa réflexion propre tout en s’articulant dans un film à thèmes.
Il est bien difficile de porter un jugement sur cette œuvre, du moins une appréciation, tellement le sentiment qui prévaut est celui d’être perdu, dérouté. Ce n’est pas une histoire, ni toujours des acteurs que nous voyons. Les scènes sont parfois fortes et violentes, les commentaires crus, mais on se demande parfois quel est le but, la finalité. Sans doute n’y en a-t-il pas, juste une volonté d’exprimer ses sentiments, la réflexion personnelle de l’auteur mise en images. On sort de la projection avec le sentiment d’avoir assisté à une œuvre peu banale, dans son fond et dans sa forme. Un film vraiment bizarre, dont on se dit que le réalisateur doit être un peu fou.
Ce réalisateur, justement, c’est
Vincent Ravalec, dont le nom ne vous est sûrement pas inconnu. Il exerce en effet ses talents dans des domaines divers et variés : à la fois assistant réalisateur (sur
Atlantis, de Luc Besson), réalisateur, (
Cantique De La Racaille), écrivain ("Un pur moment de rock’n roll"), parolier (pour Johnny Hallyday, sur l’album "Sang pour sang"), il signe ici avec cette MERVEILLEUSE ODYSSEE son second long métrage. Vous conseiller d’aller le voir serait, à mon sens, exagéré. A moins que la curiosité ne vous dévore...
Sarah Beaufol
NOTES DU REALISATEUR :
"LA MERVEILLEUSE ODYSSEE DE L'IDIOT TOBOGGAN est une compilation de différents courts-métrages, réalisés sur une période de dix années, et produits la plupart du temps de manière artisanale, l’ensemble fonctionnant comme un film à thèmes, ces thèmes s’organisant autour de sujets assez peu originaux que sont la mort et l’énergie sexuelle…
Ils mettent en scène des personnages récurrents à travers des films de facture classique, assez proches d’un cinéma français des années soixante, et d’autres films mêlant voix-off et images documentaires plus atypiques. Le noyau dur de ce programme tient dans le triptyque PORTRAIT DES HOMMES QUI SE BRANLENT, CONSEQUENCES DE LA REALITE DES MORTS et ATTIRANCE ENVERS LE VIDE, entremêlé d’histoires inédites. Bon voyage ! "
Vincent Ravalec.
L’AVIS DE LA PRESSE :
Télérama :
" Comme dans les romans de Ravalec, ironiques et décapents, tous les personnages partagent une même colère désabusée face à la sexualité, exutoire obsessionnel mais fuite illusoire"
Marine Landrot (article entier disponible sur le site de
Télérama)
Libération :
" Ravalec cinéma ne se décline que sur deux modes : introspectif ou extraverti. Son sens de la provoc impressionnera ceux qui n'ont jamais entendu parler du SANG DE BETES de Franju ou d'UN HOMME QUI DORT de Perec. L'ensemble de ce patchwork, égayé de jolis plans de nuages en accéléré, a des airs recousus de colique esthétique devant laquelle il conviendra de passer son chemin"
Patrick Artus (article entier disponible sur le site de
Libération).
Première :
" Ravalec parle de sexe et de mort avec un sens de la provoc un rien compassé"
C.N. (article entier disponible dans Première n°302, page 48)