Comment est né le projet de LA PETITE CHARTREUSE
Après
Les Blessures Assassines, je souhaitais profiter de mon léger regain de notoriété pour enchaîner avec un autre film. Je comptais m'atteler à un projet sur les Cathares, écrit depuis plusieurs années, mais qui a achoppé sur des questions de budget et de casting. J'ai repris mon métier d'inspecteurs des Douanes et c'est Prune Berge, des Editions Gallimard, qui m'a permis de découvrir le roman de Pierre Péju. Comme avec l'affaire Papin, il y avait dans le livre des éléments qui m'attiraient et d'autres qui me rebutaient : je me sentais bloqué par le désespoir et une certaine noirceur du propos, tout en étant intéressé par la solitude des personnages et par le rapport à la nature et à la montagne d'Etienne Vollard. Ce qui m'intéressait aussi, c'était la dimension de conte déjà présente dans le roman et la dimension « maternelle » de Vollar : pour moi, il était davantage la mère que le père de substitution et, à la limite, il pouvait représenter une figure paternelle pour la jeune Pascale Blanchot. C'est avec mon coscénariste
Yvon Rouve, avec qui je collabore régulièrement, que nous avons réalisé un premier travail d'exploitation et nous avons alors été réellement convaincus de l'intérêt de cette adaptation.