Résumé du film La petite prairie aux bouleauxDe retour à Paris après cinquante ans d’absence, Myriam se rend à une réunion d’anciens déportés qui commémorent la libération des camps d’extermination nazis.
Myriam retrouve là quelques-unes de ses compagnes de captivité, comme elle survivantes de Birkenau.
C’est là qu’elle fut déportée avec son père qui, lui, n’est pas revenu d’Auschwitz. Elle avait 15 ans.
Myriam a fait ce long voyage pour ce retour à Birkenau. Y aller lui est une obligation. En quête de sa propre identité, Myriam doit se confronter à ce lieu où elle a été blessée dans son corps et sa conscience.
Elle fait ce voyage seule. Ce retour à Birkenau provoque chez elle un choc d’une extrême violence et déclenche une tempête d’émotions qui la ramène à son passé.
Tout ici lui est familier. Elle retrouve sa baraque, son châlit et les lieux plus ou moins intacts.
Les souvenirs l’assaillent, dont certains qu’elle croyait ou qu’elle avait voulu oublier pour pouvoir survivre.
Le camp est silencieux, mais il n’est jamais vide. Le lieu est oppressant. Les baraquements, les cheminées des anciens crématoires, les salles de douches, les chambres à gaz à moitié détruites, les clôtures de fils barbelés rouillés, les miradors désertés : Myriam reconnaît tout.
Dans le camp, Myriam rencontre Oskar, un jeune Allemand. Il tente en photographiant le camp de déceler les traces de l’horreur du passé. Ce que recherche Myriam est d’un autre ordre. Sa quête procède de l’invisible et de l’indicible.
Oskar révèle à Myriam qu’il est le petit-fils d’un colonel SS en charge de l’administration des camps de concentration en Pologne pendant la guerre. Myriam est révoltée. Mais le Temps a fait son oeuvre. Elle accepte de l’aider à compléter et à affiner son travail.
Ensemble ils parcourent Birkenau. Myriam apprend à Oskar ce qu’était l’enfer de la vie quotidienne à Birkenau. Oskar lui dit ce qu’il sait du camp d’après ce qu’il en a appris de ses lectures et de ses recherches. Le travail de chacun d’eux sur son histoire personnelle les rapprochent et fortifie cette rencontre.
Myriam et Oskar s’aident l’un l’autre, comme ils le peuvent, à avancer coûte que coûte, malgré les blessures, les cassures, les douleurs non dites.
Ils se quittent sur un quai de gare. "La petite prairie aux bouleaux" est la traduction de Brzezinka (Birkenau). 4 vidéos : La petite prairie aux bouleauxGalerie Photos : La petite prairie aux bouleauxLes avis sur le film La petite prairie aux bouleaux
Critiques : La petite prairie aux bouleaux -
CinéLive:
" Entre fiction et documentaire (…) le film fait mouche dans son estimable travail de mémoire. "
Iris Mazzacurati (article entier disponible dans Cinélive n°73, page 62)
Studio Magazine :
"(…) cette femme, confrontée à sa mémoire, est incarnée par Anouk Aimée, dont la voix, le regard et la beauté sont empreints d’une mélancolie et d’une gravité qui donnent à son jeu subtil et délicat encore plus de profondeur."
J.-P.L. (article entier disponible dans Studio Magazine n°194, page 58)
Première :
" La pudeur et la dignité hantent ce film d’une sincérité totale. "
Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°321, page 50)
Les Cahiers du cinéma :
" LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX se veut moins une évocation qu’une invocation, un cérémonial par les moyens du cinéma. Il faut dire, avec beaucoup de tristesse, que ce cérémonial est sans effet."
Jean-Michel Frodon (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°584, page 40).
Télérama :
" Reste que le jeu de l'actrice choisie, son surjeu parfois (les foudroyants regards lancés aux non-juifs croisés dans l'enceinte ou autour du camp) font trop souvent écran, empêchent l'émotion vraie. "
François Gorin (article entier disponible sur le site de Télérama)
Libération :
" A 75 ans, la cinéaste a eu l'énergie incroyable de réaliser ce film, avec la conscience de la disparition inexorable des derniers témoins de la Shoah. Restituant ainsi à l'abstrait «devoir de mémoire» toute son imparable nécessité."
(article entier disponible sur le site de Libération)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.66
Son : Français Mono, Anglais mono
Sous-titres : Anglais
Bonus :
- Interview de la réalisatrice, de Simone Veil, images du tournage à Birkenau MARCELINE LORIDAN-IVENS note personnelle"J’ai réalisé LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX parce qu’à 75 ans j’entame la dernière étape de ma vie et que tous ceux qui, comme moi, sont revenus des camps, disparaissent les uns après les autres. Il faut parler avant que la Shoah ne soit bientôt étudiée dans les écoles comme un épiphénomène, une convulsion de l’Histoire, traités tels la Guerre de Cent Ans ou le massacre de la Saint Barthélemy aujourd’hui.
ENTRETIEN AVEC ANOUK AIMÉEQuel a été votre premier sentiment en lisant le scénario de LA PETITE PRAIRIE AUX BOULEAUX ?
Je n’étais pas sûre de vouloir tourner dans un film dont la toile de fond était le camp de Birkenau. En premier lieu, parce que c’est un sujet qui me concerne. ENTRETIEN AVEC AUGUST DIEHLComment avez-vous rencontré Marceline Loridan-ivens ?
C’était au Festival du Film de Berlin en 2000, où elle était venue avec la productrice Bénédicte Lesage. Elle m'a raconté l’histoire du film et nous sommes restés en contact. Deux ans plus tard, nous avons commencé le tournage. |
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