Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire.
Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert un cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant au cobaye…
Au fil des ans, des dizaines de jeunes gens disparaissent de chez eux, souvent de leur plein gré. L’un d’eux se retrouve à partager avec Robert et Marilia la splendide demeure d’El Cigarral. Et ce, contre sa volonté…
" La séduction énigmatique du récit est tout de suite décuplée par de somptueuses réminiscences cinéphiles. (…) Convoquant Hitchcock et Bunuel, Almodovar monte d'un cran dans la noirceur. Avec brio. "
Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3214, page 39)
Le Monde
" Almodovar, ancien élève des Franciscains passé au punk-rock, puis au mélo déjanté, remixe à la sauce ibérique le mythe de Frankenstein."
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 17/08/11)
Le Parisien
" Fascinant de bout en bout, « la Piel que habito » subit surtout, à mi-parcours, un rebondissement renversant. Les fans du réalisateur ne peuvent pas rater ça."
M.S. (article entier disponible dans Le Parisien du 17/08/2011)
Les Cahiers du cinéma
" La Piel Que Habito démontre que la peau de cinéma d'Almodovar, loin de se contenter de s'auto-régénérer et de synthétiser en boucle les thèmes familiers au cinéaste, est capable d'encore bien des hybridations. "
Isabelle Zribi (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°669, pages 46, 47, 48)
les inrocks
" Profondément inquiétant, glacial, le film serait cependant moins beau s'il ne se terminait par une rémission où un peu de lien se recompose une fois encore autour d'une petite communauté. "
Jean-Marc Lalanne (article entier disponible dans Les Inrocks n°820, page 57)
"Pedro Almodóvar au meilleur de sa forme. Antonio Banderas, Marisa Paredes et Elena Anaya forment un triangle très convaincant pour un suspense à l'humour sombre."
Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 20/05/2011)
Le Monde
" La partition romantique d'Alberto Iglesias, l'image extraordinairement lumineuse de José Luis Alcaine servent la maîtrise du réalisateur, qui amène le spectateur à reconsidérer le film, non plus comme une histoire, mais comme un objet étrange et magnifique qu'il verrait pour la première fois, après que les bandages sont tombés. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 20/05/2011)
Le parisien
"Le film se révèle pourtant tout à fait passionnant. Thriller mélodramatique aux accents horrifiques, archimaîtrisé (…) Magnifique! "
M.S. (article entier disponible dans Le Parisien du 22/05/2011)
Libération
" La Piel que habito, est un bon film de Pedro Almodóvar (…) Il y imprime jusqu’au sang la profondeur de sa griffe. Sa « touch », comme un jet de Tabasco sur une plaie vive, consiste à infiltrer dans le classicisme de l’intrigue un mini-coup d’Etat (…) Il y a, peut-être à son insu, une belle philosophie morale qui hante ce film"
Gérard Lefort (article entier disponible dans Libération du 22/05/2011
Les Inrocks
" Almodovar réussit sa greffe de genres (…) il fait de la Piel… un enchantement visuel et sonore permanent, nourri de quelques chefs-d’œuvre – Hitchcock ou Franju bien sûr, mais aussi certains films passés d’Almo «himself» (…) un grand film théorique."
S.K. (article entier disponible dans Les Inrocks n°808)
Il y a des processus irréversibles, des chemins sans retour, des allers simples. La Piel Que Habito raconte l’histoire de l’un de ces processus. L’héroïne emprunte involontairement l’un de ces chemins, elle est obligée d’une manière brutale d’entreprendre un voyage duquel elle ne pourra revenir. Son histoire kafkaïenne est une condamnation édictée par un jury composé d’une seule personne : son pire ennemi. Le verdict, par conséquent, n’est autre qu’une forme de vengeance extrême.
10 Juin 2010 - Almodovar a trouvé l'actrice principale de son prochain film
Le réalisateur et producteur espagnol Pedro Almodovar a porté son choix sur Elena Anaya afin d'incarner le rôle principal féminin de son prochain long métrage baptisé La Piel Que Habito, annonce le quotidien spécialisé Variety. Antonio Banderas et Marisa Paredes complètent l'affiche de ce drame librement inspiré du roman noir Mygale de Thierry Jonquet.