1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage… Marie de Mézières, une des plus riches héritières du royaume, aime le jeune Duc de Guise, celui que l’histoire prénommera plus tard «le Balafré». Elle pense être aimée de lui en retour.
Son père, le Marquis de Mézières, guidé par le souci d’élévation de sa famille, la pousse à épouser le Prince de Montpensier qu’elle ne connaît pas. Ce dernier est appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants. Le pays étant à feu et à sang, afin de protéger sa jeune épouse, le prince l’envoie en compagnie du Comte de Chabannes, dans l’un de ses châteaux les plus reculés, Champigny. Il charge le comte, son ancien précepteur et ami, de parfaire l’éducation de la jeune princesse afin qu’elle puisse un jour paraître à la cour…
À Champigny, Marie, insatisfaite, tente d’oublier la vive passion qu’elle éprouve toujours pour Guise. Le hasard des choses et le cours de la guerre feront que Guise et le Duc d’Anjou, futur Henri III, viendront séjourner à Champigny alors que Montpensier y a rejoint Marie. Anjou s’éprend à son tour de la princesse à laquelle Chabannes a succombé lui aussi… Elle deviendra alors l’enjeu de ces passions rivales et violentes.
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Les avis sur le film La Princesse de Montpensier
Critiques : La Princesse de Montpensier
Ouest France
"(...) une mise en scène solidement charpentée qui s'ouvre à la prestation d'une toute jeune distribution."
(article entier disponible dans Ouest France du 3/11/2010)
Le Journal du Dimanche
"Avec la Pricesse de Montpensier, Bertrand Tavernier nous sert un plaisir royal. Le cinéaste retrouve la fougue de Que la fête commence et la violence de Capitaine Conan pour un récit haut en couleur où les dialogues sont aussi aiguisés que des dagues"
Jean-Pierre Lacomme (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du
31/10/2010)
Le Figaro
"Un film à l'image de ses héros, plein de panache, et mené au galop par un Bertrand Tavernier très à l'aise dans le style de cape et d'épée, avec des scènes de bataille à l'ancienne - sans effets spéciaux. Un drame passionnel de belle facture classique."
Jean-Luc Wachthausen (article entier disponible dans Le Figaro du 3 Nov 2010)
Figaroscope
"Grâce à Tavernier, Madame de La Fayette s'est refait une santé. Superbe. "
Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Figaroscope du 3/11/2010)
L'express
" oeuvre hautement recommandable si proche du sans-faute. Mais (...) Tavernier film les scènes d'amour comme des scènes de meurtres ou des scènes de meurtres pour rien. "
Éric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°3096, page 132)
" La réalisation est grandiose, chaque plan est une déclaration d'amour au spectateur. "
Sylvain Blanchard (article entier disponible dans Brazil n°34, page 21)
Studio CinéLive
" ...en dépit d'un manque évident de moyens gênant dans certaines scènes, tavernier réussit à insuffler un souffle violent et sec. "
T.C (article entier disponible dans Studio CinéLive n°20, page 44)
Le Point
" Tavernier, avec sa gourmandise habituelle pour l'histoire, a su adapter et faire vivre. "
F-G.L (article entier disponible dans Le Point n°1989, page 119)
20 Minutes
" Mélanie Thierry, surprenante de sensibilité à fleur de peau, apporte un relief bouleversant à cette héroïne étonamment moderne que créa Madame de La Fayette en 1662."
Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 03/11/2010)
Les Inrocks
" Tavernier lamine les subtils enjeux politico-érotico-sentimentaux de Madame de Lafayette. "
J.-B. M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°755, page XVII)
Le réalisateur français Bertrand Tavernier mettra en scène l'adaptation de la nouvelle La Princesse de Montpensier de Madame de La Fayette à partir du 4 mai prochain, a appris Relax News auprès de la maison de production Paradis Films. Le long-métrage marque le retour en France de Bertrand Tavernier après sa première expérience américaine à travers le thriller Dans La Brume électrique, présenté à la Berlinale 2009.
Qu’est-ce qui vous a intéressé dans la nouvelle de Madame de La Fayette ?
C’était la possibilité de raconter une histoire d’amour qui soit lyrique et ample. Et après Dans La Brume électrique, l’envie viscérale de me plonger dans un film profondément français - français dans son traitement des sentiments, dans son rapport avec l’Histoire, dans sa langue, dans ses décors et dans sa culture. Je voulais aussi absorber, m’approprier le XVIème siècle de La Princesse , entrer de plain-pied dans cette époque, comme je l’avais fait avec la Louisiane de James Lee Burke.
Est-ce que vous connaissiez le texte de Madame de La Fayette ?
Je l’ai lu avant mon audition, et je l’ai relu ensuite avant le tournage. En fait, je me suis rendue compte que le scénario est très proche de la nouvelle, même si le texte de Madame de La Fayette est très chaste et constamment dans la retenue : on n’y sent ni la fusion de la passion amoureuse, ni la découverte de la sexualité des jeunes époux Montpensier, qui sont présentes dans le film.
Comment voyez-vous le personnage de Chabannes ?
C’est un humaniste ancré dans son époque. Pour autant, Bertrand Tavernier voulait en faire un homme d’action très viril : un vieux guerrier. C’est d’ailleurs avec cette conception des choses que l’on a travaillé les batailles avec le coach Alain Figlarz : Chabannes est un homme qui s’économise parce qu’il a tout vu. Et c’est parce qu’il a été en contact avec l’horreur et la barbarie de la guerre qu’il s’en retire. Ce n’est donc pas quelqu’un qui est resté dans sa tour d’ivoire pour méditer sur l’état du monde. Mais c’est un être très sage.
Vous interprétez le duc de Guise, véritable personnage historique. Comment vous l’êtes-vous représenté ?
Alors que j’avais trouvé la nouvelle de Madame de La Fayette un peu froide, le scénario m’a semblé très incarné : rien qu’en le lisant, j’ai eu une idée assez clairement définie de mon personnage. Guise était l’un des principaux représentants de la Ligue catholique pendant les guerres de religion, assoiffé de pouvoir et prêt à tout pour s’ouvrir la voie au trône. Guise a une autorité et un charisme naturels, même si sa position à la Cour ne lui donne pas logiquement accès à la Couronne.
Vous aviez joué dans La Belle Personne, transposition contemporaine de La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette…
Oui, et je joue dans les deux films un rôle assez similaire : celui du mari dont la femme n’est pas amoureuse. Mais alors que j’interprète un adolescent mélancolique dans La Belle Personne, mon personnage dans La Princesse e Montpensier est un guerrier de sang royal avant d’être amoureux : la véritable différence entre les deux personnages, c’est la guerre. À la différence d’Otto dans La Belle Personne qui se tue pour échapper au combat, le prince de Montpensier lutte tout au long du film, il se débat pour ne pas souffrir.