Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français – DTS Français
Sous-titres : Français
Bonus – Disque 1 :
- Le Film
- Commentaire audio du réalisateur
- Teaser Bonus
Bonus – Disque 2 :
MODULE DANTEC :
- Interview exclusive de Maurice G. Dantec (20mn)
- Concert de Schyzotrop (Maurice G. Dantec / Richard Pinhas)
MODULE FILM :
- Making Of (30 min)
- Le temps d’un tournage (12 min)
- Scènes coupées présentées par le réalisateur (25 min)
- Recherches graphiques : Affiches, logos, tatouages…
- Dessins des décors commentés par le premier assistant réalisateur
- Bandes Annonces
- Visite de l ’Armurerie Maratier
- Comparatif Film / Storyboard
MODULE ACTEURS :
Cartes Postales Vidéo de
Jean Marc Barr et
Asia Argento à San Diego
MODULE MEGATON :
- Présentation du travail d’Olivier Mégaton, peintre et graffeur
- 4 Courts Métrages du réalisateur :
"No Happy End" / "Je ne Veux pas Etre Sage" / "La Grande Clarté" / "Doggy Dog"
- "Facteur Humain" : extraits lus du roman du réalisateur sur son court métrage "Une balle dans la Tête"
- Clip Vidéo du groupe Assassin
- Bandes Annonces de jeux vidéos réalisées par Olivier Mégaton
Disque 3 :
La Bande Originale du film
NOTRE AVIS :
Cette édition double DVD du dernier film d’Olivier Mégaton offre un florilège de suppléments en tout genre, en plus d’un traitement soigné de l’œuvre.
Disque 1 – le film :
Le long-métrage jouit de très bonnes prestations techniques. Chacun des plans étant extrêmement travaillé, la qualité d’image ne pouvait qu’être de bon aloi. Hormis quelques problèmes d’exposition dans les intérieurs, les jeux de lumière de la scène d’ouverture en Bosnie, mais également du corridor du Commissariat (siège de l’Université Paris V) sont sublimés. La scène d’anthologie du film, la fameuse
gunfight, restitue toute la beauté des dominantes de verts, de noirs et de bleus, pour une réussite visuelle rarement égalée.
Le DTS venant apporter sa contribution à la version française, LA SIRENE ROUGE nous livre alors toute la puissance d’une atmosphère pesante, chargée de basses. Les détonations, sifflements et impacts de balles sonnent d’une grande justesse, participant amplement à la réussite de la séquence, au même titre que le son strident des lasers balayant la chambre de Hugo.
Disque 1 – les Suppléments :
Compartimenté en grandes sections, le second disque illustre tout l’investissement de l’équipe, et non pas uniquement du réalisateur, dans ce DVD.
Quatre documentaires, non commentés, délivrent des images de tournage des scènes de Bosnie, du Commissariat, de l’Hôtel Evora et du Hangar, pour conclure sur le montage final. L’ensemble manque certes de dynamisme, mais c’est là le seul défaut de ce disque.
En effet, ne se lançant pas dans un commentaire audio éprouvant, les chefs opérateur et premier assistant nous gratifient d’une intervention fournie et détaillée appliquée au moment phare du film : la
gunfight de l’Hôtel Evora. A travers ce travail explicatif, Denis Rouden et Franck Vestiel décortiquent les plans impact de balle par impact de balle, nous offrant également une vision transversale du tournage. Un travail en binôme d’une rare qualité renvoyant au placard les longs monologues écrasants et inappropriés.
Un document exceptionnel se montre cependant bien plus instructif que le précédent. Consacré au travail de Christophe Maratier, artisan du cinéma depuis son enfance, ce quart d’heure vous invite à pénétrer l’insondable armurerie du cinéma. Notre hôte détaille alors les armes employées par chacun des assaillants selon leur style et leur nationalité. Extrêmement bien structuré, le documentaire différencie l’arme de cinéma de celle de guerre dans un jargon accessible, pour s’achever sur le défilé des pièces les plus célèbres.
De
nombreuses interviews sont également disponibles sur le dvd. On retiendra alors la section consacrée à Maurice G. Dantec, auteur du roman, celle dédiée au graphiste Olivier Mégaton (peintures, clip du groupe Assassin, court-métrages, trailers de jeux vidéos), mais également la partie s’attelant à l’étude du Design de LA SIRENE ROUGE.
Lorsque la qualité et la quantité font bon ménage, il devient difficile de rester hermétique à l’univers très cohérent d’un Olivier Mégaton artiste jusqu’au bout des ongles…
Un DVD de grande qualité servant un film minutieux dont les quelques scènes de bravoure sauront exciter vos sens, tout en atténuant la lenteur de l’intrigue.
Grégory Delavallée