Résumé du film La SoledadAdela quitte sa petite ville provinciale au sud du Pays-Basque avec son nouveau-né pour commencer une nouvelle vie à Madrid.
Malgré quelques diffcultés qu’implique toujours un tel changement, Adela trouve un travail et noue de nouvelles amitiés. Elle s’installe chez Carlos et Inès, jeunes et sympathiques qui cherchent à partager un appartement. Tous les trois passent de bons moments ensemble. Carlos et Inés ne peuvent pas éviter de penser de temps en temps à la solitude d’Adela en tant que mère célibataire.
La mère d’Inés, Antonia, est propriétaire d’un petit supermarché à Madrid. La vie d’Antonia se déroule sans heurt; elle mène une vie heureuse, entourée de son homme Manolo et de ses trois filles adultes : Helena, Nieves et Inés.
Mais la paix familiale se désunit petit à petit. Inés est hospitalisée à cause d’un cancer. Quand Helena va demander de l’argent à sa mère pour acheter un appartement, une dispute s’engage alors entre les soeurs. Adela se débrouille bien à Madrid. Elle continue sa vie sans Pedro, le père de son fils Miguel, qui de toute façon, ne l’a jamais beaucoup aidé financièrement.
Mais un attentat terroriste va briser sa vie. Désormais, ce sera la lutte pour trouver la force de reprendre la vie quotidienne. Galerie Photos : La SoledadLes avis sur le film La Soledad
Notre critique : La Soledad Un drame juste mais rendu tellement complexe…-
Comme Au Cinema

Premier plan : une vache broute dans un pré entouré de montagnes. Le décor est planté. Bien planté d’ailleurs, fixe… (mais on en reparlera…). Nous sommes dans une paisible campagne. Aussi calme et tranquille que les vies urbaines des deux femmes dont les destins, croisés, nous sont contés. Des existences faites de hauts et de bas. Forcément, me direz-vous. Encore que, là, Adela et Antonia ne sont vraiment pas épargnées, lourdement ballottées par les tourments de la vie.
Justement, c’est là que le film puise sa force. Il nous parle, on se sent proche des « victimes » de ces dramaturgies familiales parallèles. L’impression de réalité et de vécu est évidente, assurée par une justesse émotionnelle sans failles de l’ensemble des acteurs. Divorce, décès, héritage, jalousie, maladie, querelles familiales… Difficile de réunir tant d’afflictions dans un même film, et pourtant le réalisateur espagnol Jaime Rosales réussit parfaitement l’exercice, découpant judicieusement son œuvre en chapitres. Des « capitulos » conçus en patchwork comme des instantanés d’une vie qui dans le fond se résume à un lent voyage dans la solitude. Malgré cela, jamais, nous ne sombrons dans le mélo, ou pis, dans le pathos. Bien, au contraire, même dans la souffrance est puisée la force du rire.
Alors, tout pourrait être parfait, mais ce n’est pas le cas. Le gros bémol de ce film réside dans une mise en scène complexe. Technique, j’ajouterais même, avec l’utilisation de la polyvision. Un procédé consistant à séparer l’écran en deux parties égales, donnant deux points de vue différents sur une même scène. Une méthode qui se révèle être au final un artifice mal exploité par sa surexploitation (30% du film), et qui nous amène simplement à perdre nos repères. On essaie de retrouver une sortie au milieu de ce dédale de plans-séquences interminables, qui n’ont parfois de sens que la contemplation d’un vide. Finalement, Jaime Rosales nous offre des bols d’air en saupoudrant son film de quelques notes de distanciation scénique. Mais, le tout reste quand même morcelé.
Peut-être est-ce finalement une expérience à vivre… Une expérience générale de soledad (comprenez solitude) ?
Fabrice Daboudet
Critiques : La Soledad -
Les Inrocks

" Rosales a peut être inventé ici le split screen à usage domestique, l’écran fragmenté existentiel, le hors-champs in."
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°654, page 47)
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Le Nouvel Observateur

" Passionnant, la Soledad l’est en ceci qu’il existe d’abord et avant tout par la mise en scène, en ce sens que les thèmes qu’il aborde n’ont d’importance et de signification que parce qu’ils sont approchés ainsi et certes pas autrement. "
Pascal Mérigeau (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2275, page 124)
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CinéLive

" Un beau film profond et dérangeant dont le style pourrait décourager. Pourtant, ce voyage au bout de soi-même révèle une belle humanité. "
Arnold (article entier disponible dans Cinélive n°124, page 42)
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Brazil

" Il offre un film simple et sensible mais non simpliste. "
Sophie Sevestre (article entier disponible dans Brazil n°8, page 20)
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Le Journal du Dimanche

" Le réalisateur espagnol Jaime Rosales signe un portrait de femmes grave, mais subtil et touchant. "
B.T. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 08/06/2008)
Critique Cannoise : La Soledad -
Le Figaro

" Jaime Rosales a utilisé la polyvision pour la réalisation de son film. Un traitement artistique particulier qui consiste à diviser l’écran en deux moitiés égales, chacune correspondant à un point de vue différent sur une même scène"
Sophie Latil (article entier disponible dans Le Figaro du 23/05/2007)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 5.1 VO
Sous-titres : Français Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 5/5 | 5/5 | 3/5 | 4/5 | 5/5 |
Note du Réalisateur, Jaime RosalesUne émotion diffuse sur la vie
Tout a commencé par une émotion. Une émotion diffuse sur la vie, sur le monde qui nous entoure, sur les relations qui nous unissent les uns aux autres. Cette émotion est devenue un besoin de faire un film, de partager avec le spectateur des préoccupations, une certaine angoisse aussi. D’une certaine façon, la mort est au centre de cette angoisse. Nous sommes faits pour souffrir mais aussi pour surmonter la souffrance. Nous sommes des êtres durs et sensibles mais au bout du compte, notre dureté prend le pas sur notre sensibilité. Ce film montre des moments de dureté et des moments de fragilité de la vie des personnages. Finalement, la vie continue son chemin à travers le temps. Note de Petra Martinez (Antonia)La lecture du scénario m’a très souvent émue et je me suis aussi posée beaucoup de questions sur moi-même. Les histoires que le scénario raconte sont des situations très crédibles, des malheurs de la vie. Le personnage d’Antonia est un personnage ordinaire. Une personne qu’on peut rencontrer au coin de la rue, en bas de chez soi. Je dirais que c’est un personnage si ordinaire qu’elle fi nit par nous sembler familier. Chez Antonia, je vois la synthèse de ce qu’est une mère. Elle donne tout à ses filles ; elle souffre en silence ; elle s’inquiète pour chacune d’entre elles ; elle est toujours disponible. Cet amour pour ses enfants, je le comprends très bien et je m’y identifie très clairement. Je crois que la façon particulière de travailler et de raconter les histoires que Jaime rendra ce film très spécial. Je pense qu’à certains moments, le public sera très ému et qu’à d’autres, au contraire, il suivra l’action de manière plus distanciée. Ceci, sûrement, lui permettra de réfléchir calmement à ce qu’il voit. Note de Sonia Almarcha (Adela)Adela une femme très courageuse, déterminée, qui décide de changer sa vie. C’est une mère qui a grandi sans la sienne, qui aime son fils et ne se résigne pas. C’est une femme seule, peu bavarde. Une femme que le silence n’effraie pas. Elle se sent bien avec elle. Je crois que je la comprends bien. Je comprends son envie de vivre, son amour pour son fils, sa sûreté. Moi non plus, je ne me résigne pas. Si quelque chose ne me plait pas et que je ne me sens pas à l’aise, je bouge. Je cherche une autre voie. Moi aussi, comme elle, je décide d’avancer coûte que coûte, même si, vu les éléments qui la frappent, je ne sais pas si je serais aussi forte. Avant de démarrer les répétitions, j’avais relevé plusieurs scènes qui me faisaient assez peur. C’était des scènes très délicates à raconter, comme si elles possédaient une note précise et juste qu’il fallait trouver. Il ne fallait ni en faire trop ni pas assez. Dès la fin du tournage, et au-delà même du résultat, je me suis sentie comblée par ce que j’avais vécu. Je crois avoir fait mon travail avec beaucoup d’amour et de dévouement. Personne ne pourra m’enlever ça. |
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