Ce cent neuvième titre de la carrière des deux scénaristes Age et Scarpelli qui en compte aujourd’hui environ cent vingt n’est pas tout à fait un film comme les autres. La part d’autobiographie collective y est si importante, et si étonnante la liberté qui s’y manifeste par rapport aux impératifs du cinéma traditionnel qu’on a presque l’impression d’être en présence d’un film rêvé, que les auteurs auraient imaginé pour le seul plaisir de livrer un bilan de leur vie, d’évoquer un type de cinéma qui leur est cher, replacé dans l’environnement même où celui-ci s’était développé.