Comment est né le projet de La Trace ?
D’un documentaire intitulé La montagne dispersée, qui relate l’histoire du village de Tignes, dont mes parents sont originaires ; le village a été, en 1952, dynamité puis noyé. J’y racontais l’histoire de ses habitants, ce que fut leur vie avant et après la construction du barrage, comment elle a été modifiée. Le film a été acheté par les Italiens, les Allemands et les Suisses. Ces derniers, qui l’avaient beaucoup aimé, m’ont demandé si j’avais un autre projet. Sans trop réfléchir, j’ai répondu par l’affirmative. Ils m’ont demandé quel en était le sujet. Or, il se trouve qu’un segment de ce film était consacré au colportage, et il y avait là matière à faire un long métrage.