Piquante, légère, énergique... La princesse danse ! Le chat, quant à lui, est un fervent amateur de hip-hop. Pour faire bouger ses personnages,
Pascal Hérold a choisi de faire appel à une chorégraphe :
Louise Wallon. Comédienne, la jeune femme a monté sa troupe de théâtre. Elle explique : «
Pascal Hérold avait aimé mon univers maladroit et mon antiperfection assumée dans un de mes spectacles. Il voulait retrouver cela dans les danses de son film. Sa technique d’animation permet de transmettre ce côté humain et maladroit : la princesse ne devait pas faire une performance, mais danser avec ce qu’elle avait dans son cœur. On retrouve son humour, sa dérision, sa taquinerie. Elle n’est pas niaise. Il fallait que ça dépote ! L’animation de sa danse montre son grain de folie.» Pascal a demandé à
Louise Wallon de se plonger dans les films de Bollywood, en particulier Devdas, réalisé par Sanjay Leela Bhansali, et dans les comédies musicales américaines comme My Fair Lady de George Cukor et West Side Story de Robert Wise. «Ces visionnages m’ont beaucoup aidée. Ensuite, j’ai essayé de me dégager de ces références pour me laisser emporter par la musique de Moriarty.» Les pas du chat et ceux de Pierre sont plus proches du hip-hop. Louise Wallon a travaillé avec Hammany « Fonky » Foued. Ces rencontres et ces influences ont donné naissance aux chorégraphies des héros. Leur trait commun : la bonne humeur ! «J’avais beaucoup de contraintes : il ne fallait pas jouer avec les cheveux, le tissu d’une jupe, des foulards... Tout cela coûtait trop cher à animer ! Lors du tournage, ce n’était pas non plus évident d’intégrer les éléments du décor... Ils étaient indiqués par des bouts de ruban adhésif. Mais, si je voulais une pirouette extrêmement rapide, là, c’était possible !»