Malgré les valeurs et les événements qu’il brasse,
La Vie Et Rien D’autre n’a rien d’emphatique ou de sentencieux. C’est par petites touches que s’impose un état des lieux saisissant de vérité. Là, c’est, sur une plage, une bonne sœur apprenant à un soldat unijambiste à monter à cheval. Ici, ce sont deux médiocres édiles réclamant deux cadavres étrangers, afin que leur village ait, lui aussi, son monument aux morts. Par-dessus la dénonciation de l’horreur et de la bêtise,
La Vie Et Rien D’autre affiche une lucide et sereine confiance en l’avenir. Et, derrière ce titre un tantinet « lelouchien », on peut retrouver cette pensée de Prévert : « il ne faut
pas de tout pour faire un monde. I! faut du bonheur et rien d’autre. »
Gilles Le Morvan