Cinq César 2007 : meilleur film, meilleure actrice ( Marina Hands), meilleure adaptation, meilleure photographie, meilleurs costumes. Résumé du film Lady ChatterleyWragby Hall, sur la terre des Chatterley, au cœur du pays minier d’Angleterre. Octobre 1921.
Constance, Lady Chatterley et Clifford, son mari, sont installés à Wragby, depuis un an ou deux. Quatre ans auparavant, quelques mois après leur mariage, Clifford, qui était alors lieutenant de l’armée britannique, revenait du front de Flandres en morceaux, le bas du corps paralysé à jamais.L’hiver recouvre tout. Constance coule des jours monotones, enfermée dans sa propre vie, son sens du devoir et son mariage avec Clifford. Triste et indifférente à tout, elle se vide peu à peu de ses forces. Sa sœur Hilda accourt. Elle exige de Clifford qu’il engage une garde-malade pour ses soins personnels afin d’alléger Constance du poids de cette charge. Mrs Bolton s’installe au château. Une nouvelle vie commence. C’est bientôt le printemps. Dehors, la végétation s’éveille et les premiers frémissements de la nature accompagnent Constance dans ses premières promenades en forêt. Mais la forêt, c’est aussi le territoire de Parkin, le garde-chasse du domaine. Dans sa maison au milieu des bois, Parkin vit retranché du monde, dans une solitude qu’il s’est consciencieusement bâti.
Le film est leur histoire. Le récit de l'apparition du corps de Parkin dans la forêt de Wragby et son irruption dans la vie de Constance. Le récit d'une rencontre, d'un difficile apprivoisement, d'un lent éveil à la sensualité pour elle, d'un lent retour à la vie pour lui. Mais une fois le contact établi, la route sera longue qui les mènera tous deux à un amour véritable. Car, à l'échelle de leur relation, il leur faudra réinventer le monde. 2 vidéos : Lady ChatterleyGalerie Photos : Lady ChatterleyLes avis sur le film Lady Chatterley
Critiques : Lady Chatterley -
Studio Magazine

" (…) Le cinéma d’auteur français a fourni récemment des occasions de se réjouir (…). Lady Chatterley vient s’ajouter à cette liste."
T.B. (article entier disponible dans Studio n°228, page 34)
-
Le Point

" (…) La cinéaste, avec une sensibilité de chaque instant, enregistre la quintessence d’une passion où le tumulte des âmes et celui des corps sont indissociables. "
O.D.B. (article entier disponible dans Le Point n°1780, page 136)
-
Elle

" Tout est émotion. L’absence, l’attente, mais aussi la vue d’un dos, les mains qui s’accrochent, le frôlement d’un tissu, la chair qui frémit. "
Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3174, page 48)
-
Les Inrocks

" Pascal Ferran a su réactiver notre désir de cinéma en radiographiant, avec la précision du plus sensible des sismographes (…), le miracle toujours renouvelé de la naissance d’un couple (…) "
Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°570, page 42)
-
Le Monde

" Ce réalisme lyrique, cette élégante fluidité, cet intimisme palpitant au rythme du monde, cette âpreté rayonnante de la chair, cette justesse d'approche et de ton, enfin, qui va droit au coeur des êtres et des choses, et qu'on ne croyait plus possible de voir et de ressentir avec une telle intensité depuis Grémillon, Renoir ou Pialat. "
Jacques Mandelbaum (article entier disponible sur le site du Monde)
Les trois versions de L'Amant de Lady Chatterley D.H. Lawrence a écrit trois versions de L'amant de Lady Chatterley. Le roman connu sous ce titre en est la troisième; celle considérée comme définitive par Lawrence et qu'il fit éditer à compte d'auteur, en mars 1928, quelques mois avant sa mort. L'existence de ces trois versions n'a rien d'étonnant en soi ; c'est la méthode de Lawrence pour les écrire qui fait exception dans l'histoire de la littérature. Entretien avec Pascale FerranComment est née l’envie d’adapter Lady Chatterley ? Quelle est la genèse de ce projet qui, à première vue, peut paraître assez lourd ?
 Paradoxalement, pour moi, le projet n’était pas lourd au départ. Il venait en réponse, et donc plus ou moins en opposition, à un vrai projet lourd, à mes yeux, qui était le film que je devais faire juste avant et qui s’appelait Paratonnerre. C’était un film fantastique, une histoire d’amour, avec beaucoup de décors, pas mal de figurations, des effets spéciaux. Celui-là, oui, il était lourd.Trop même, en tout cas trop cher dans les conditions de financement actuelles, puisque après plusieurs mois de préparation, on a dû tout arrêter. Ce qui est toujours très pénible. J’avais lu L’amant de Lady Chatterley six mois ou un an plus tôt, et dans cette drôle de période qui a suivi l’arrêt de Paratonnerre, j’ai découvert la 2éme version du livre : Lady Chatterley et L'homme des bois. Et tout de suite, le livre a commencé à me hanter. Il faut dire, par ailleurs, qu’entre L’âge des possibles et Paratonnerre, j’avais travaillé pendant quelque temps avec Pierre Trividic sur un projet de scénario qui n’était pas sans évoquer certaines problématiques de Lady Chatterley. Il s’agissait d’un huit-clos entre un homme et une femme, une aventure amoureuse qui transformait les deux protagonistes. Le film devait se passer entièrement en intérieur ; ils ramenaient du dehors le monde et leurs humeurs, mais on n’en voyait rien. L’intimité, la question sexuelle, était un des enjeux centraux du film. Bon, on n’est jamais arrivé à l’écrire et le projet a été abandonné. Mais quand j’ai découvert Lady Chatterley et L'homme des bois, cela a été une forme de retrouvailles avec ce projet ancien. Des retrouvailles très joyeuses puisque là où nous avions échoué, la réussite de Lawrence était éclatante. En particulier sur les scènes d’intimité où il arrive à restituer des moments de vérité entre les deux personnages qui me semblent très difficiles à écrire. Enfin, le livre me mettait à une distance juste du projet, suffisamment loin de ma propre biographie pour arriver à bien voir ce qui se joue entre les deux personnages. |
|
|