Le Boulet

    en DVD le 23 Octobre 2002
Le Boulet
On the road again... en dvd
(France)
Genre : Comedie, Action - Duree : 1H40 mn
Distributeur : Warner Home Vidéo - Editeur DVD : Warner Home Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 23 Octobre 2002
Sortie à la Location en DVD le 23 Octobre 2002
Sortie en salles le 10 Avril 2002

Résumé du film Le Boulet

C'est l'histoire de deux types, Moltès le caïd (Gérard Lanvin) et Reggio le maton (Benoît Poelvoorde).
Comme tous les caïds, Moltès finit en prison. Avec l'aide de Reggio, il joue chaque semaine au loto. Un jour, c'est le jackpot : 15 barres!!!
La femme de Reggio (Rossy De Palma) part en Afrique, jouer les infirmières au grand coeur sur le rallye Paris-Dakar... Qu'a-t-elle donc fait du ticket gagnant ?
Moltès s'évade, forçant Reggio à l'accompagner, direction Bamako. Mission : retrouver le ticket...

C'est aussi l'histoire du Turc (José Garcia), l'ennemi juré de Moltès; de son garde du corps, un géant aux dents d'acier; d'une grande roue désaxée; de Touaregs rebelles; d'une course poursuite à travers le désert...

C'est l'histoire de deux types que plus rien ne séparera...


L'AVIS DE LA REDACTION

Pour Reggio, maton vivant en banlieue parisienne, l'aventure se résume à parcourir les châteaux de la Loire avec sa femme en camping-car. Pas étonnant donc qu'il soit un boulet pour Moltès, prisonnier en cavale à la recherche de son argent. Car en plus d'avoir sa place dans n'importe quel dîner de cons, Reggio s'avère indispensable à la quête de Moltès (c'est sa femme qui détient le ticket gagnant du truand, quelque part en Afrique..).
Que l'on se détrompe immédiatement, LE BOULET n'est pas le nouveau film de Francis Veber. Plus surevolté et stylisé que les comédies de ce dernier, il est produit par Thomas Langmann qui a voulu réssusciter le film de tandem en l'alliant au film d'action explosif. Réunissant l'un des couples les plus mal assortis du cinéma français (Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin), LE BOULET est un véritable délire cinématographique, qui prouve que le producteur a pleinement réussi son pari.

Evidemment, on ne cessera de comparer les héros du BOULET aux légendaires Perrin et Campana de La Chevre. Loin de dénigrer l'originalité du film, cet inévitable rapprochement doit au contraire consacrer le talent phénoménal de ses interprètes. Face à l'impassible et imposant Gérard Lanvin, Benoît Poelvoorde incarne ce qu'il faut de naïveté et de médiocrité pour que leur couple n'ait rien à envier au duo Depardieu-Richard. Leur parfaite alchimie est à l'origine d'une multitude de scènes hilarantes (l'arrivée à l'aéroport de Bamako est un sommet dans le jeu de Poelvoorde).
Mais contrairement aux films de tandems classiques qui se concentrent uniquement sur les deux héros principaux, une flopée de seconds rôles gravitent ici autour du couple vedette. On est alors séduits par la seule femme du film, Rossy De Palma, magnifique avec ses airs de diva grossière ; et une fois de plus épatés par la prestation sans faille de José Garcia. Mais l'on n'oubliera pas non plus les apparitions furtives - et plus surprenantes les unes que les autres- de Gérard Darmon, Stomy Bugsy, Omar sans Fred, Jamel, Jean Benguigui ou encore Marco Prince…

Fort de ce casting alléchant, Thomas Langmann livre un film né d'un délire d'écriture, où la profusion de gags et la surenchère d'effets spéciaux donne naissance à une comédie survitaminée. Pas moins de quatre scénaristes et deux réalisateurs (dont Alain Berberian, auteur de La Cite De La Peur) ont contribué à rendre ce film pareil à une gigantesque pièce montée où chacun aurait apporté – et ajouté - sa part de création. LE BOULET est une accumulation boulimique des fantasmes scénaristiques, de références personnelles, de défis relevés haut la main. Langmann ne recule devant rien grâce à son équipe motivée. Pas même devant l'effondrement de la grande roue de Paris dans les Tuileries…
Mais que l'on se rassure, cette pièce montée-là n'est pas indigeste. Ce n'est peut-être pas une oeuvre de fin gourmet, mais elle a au moins le mérite de ne pas laisser le spectateur sur sa faim. Rien que pour Benoît Poelvoorde, on en reprendrait volontiers…

Sabri AMMAR


BENOIT POELVOORDE :

Comment devient-on Le Boulet ?


"J’étais sur le tournage de Les Portes De La Gloire produit par Frédérique Dumas, laquelle m’a donné un scénario que lui avait remis Thomas Langmann au hasard d’une rencontre dans le Thalys.
Thomas lui avait dit : "Il ne le lira sans doute pas, mais donne-lui toujours. Si c’est toi qui lui remets en mains propres…". À la fin du tournage des Portes…, je l’ai lu et ai appelé tout de suite pour dire que je trouvais ça très drôle. Lui et Berbérian n’en revenaient pas : je le sais, car je les ai entendus hurler comme des gorets. Je savais surtout que j’avais mis le pied dans un engrenage maudit…"


Saviez-vous qui jouerait Moltès ?

"Non. Je ne savais même pas quel était mon rôle. J’aurais pu par déduction : ce n’était pas le méchant, le Turc, n’ayant justement pas les attributs d’un Turc ; je me doutais bien que je ne correspondais pas non plus au costaud qui distribue des gifles… Il ne me restait plus que le boulet, à moins que Thomas Langmann eût la grossièreté de m’offrir le rôle de Jean Benguigui…"


JOSE GARCIA :

Conçu au départ comme un film de duo, LE BOULET est devenu, grâce à vous, un film de trio. Aviez-vous mesuré tout le potentiel comique du personnage à la lecture du scénario ?


"Je ne calibre rien par avance, je me soucie moins de la place ou de l’importance du personnage que de l’univers dans lequel il évoluera et du travail qu’il me demandera.
Ici, ce qui m’amusait était de jouer un méchant comme je les aime au cinéma, c’est-à-dire un pur salaud prêt à tuer un enfant pour un bout de pain. J’aime ces types démesurés, comme Eli Wallach dans Le Bon, La Brute Et Le Truand, qui vont au bout de l’ignominie tout en vous procurant une intense jubilation. Tant qu’à faire un méchant, autant qu’il soit irrécupérable. Le Turc est raciste, violent, sexiste, dégueulasse, il est seul, et il se fout des autres, à commencer par son pauvre acolyte. "



GERARD LANVIN :

Qu’est ce qui vous attirait le plus dans LE BOULET ? Le côté comédie d’aventures, l’envie de tourner un film de tandem comme vous n’en aviez plus fait depuis Marche A L’ombre, de travailler avec Benoît Poelvoorde pour qui vous avez une affection particulière ?


" Ces trois aspects ont joué. Je n’ai jamais refusé la tradition du film populaire français, de la comédie qui n’a d’autre but que de vous distraire. J’ai aussi pour Benoît une profonde admiration, qui remonte à C’est Arrive Pres De Chez Vous.
J’avais envie de le rencontrer et de travailler avec lui. Quand Thomas Langmann m’a proposé l’idée du BOULET, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Benoît a accepté, l’affaire s’est faite, nous nous sommes rencontrés et sommes devenus très proches. Nous avons organisé des séances de travail avec Alain Berberian qui nous ont permis de nous approprier nos personnages, de caler nos rapports. On s’est tellement vus avant que tout était possible après. On était pleinement concentrés sur nos personnages et leur duo, de sorte que Moltès et Reggio sont devenus un couple, comme dans la vie. "



L’AVIS DE LA PRESSE :

Studio :
" Il y a dans ce long-métrage de ssituations inénarrables, des rebondissements spectaculaires, des caricatures irrésistibles et de jolis clins d'oeil"
J-P.L. (article entier disponible dans Studio Magasine n°177, page 29)

Télérama :
" Benoît Poelvoorde est la plus-value humaine d'un film un tantinet dopé à la créatine. Lui seul sait fédérer les vieux fans de Bébel et les ados de la contre-culture Canal (dragués par une brève et marrante apparition de Jamel). La recette namuroise du grand écart, en quelque sorte..."
Aurélien Ferenczi (article entier disponible sur le site de Télérama)

Libération :
"Gérard Lanvin n'a qu'à jouer de son serrement de mâchoires post-Lino Ventura pour faire exister son personnage d'Auguste baroudeur face au clown belge déchaîné Benoît Poelvoorde qui peut transformer un gag banal en expérience des limites. Tapez-le, jetez-lui de l'huile bouillante, étouffez-le, rien ne l'arrête, véritable cartoon humain capable de réchapper à toutes les destructions"
Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération)

Galerie Photos : Le Boulet

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Les avis sur le film Le Boulet

 
 

    Caractéristiques du DVD

    Image : Format 2.35
    Son : Dolby Digital 5.1 Français, Espagnol.
    Sous-titres : Anglais, espagnol, Français pour les malentendants

    Bonus :
    - Making of du film : "On the road again" (25 minutes - sous titré en anglais)
    - Making of des effets spéciaux : "Décroche moi la grande roue" (20 minutes - sous titré en anglais)
    - Bêtisier Gag et Fous rires
    - Bêtisier chansons (bonus caché)
    - Scènes inédites : Gérard Lanvin footballeur & Les Ninjas attaquent (effets non finalisés)
    - Bandes-Annonces



    NOTRE AVIS :

    Six mois après son succès en salles, LE BOULET sort en dvd dans une édition soignée et complète, mais sans grande surprise.
    Le film bénéficie d’un très bon traitement numérique. L’image est nette, les lumières ressortent bien. Les contrastes sont particulièrement réussis sur les scènes de nuit, alors que celles de jour dans le désert paraissent peut-être un peu plus ternes… mais rien de bien méchant. Côté son, le Dolby Digital 5.1 se prête très bien à l’action du film, mettant notamment bien en valeur les scènes d’action, de poursuite, etc. A noter la version espagnole, en 5.1 (assez rare pour un film français) et les sous-titres anglais, espagnol et français pour sourds et malentendants.
    Les bonus proposés sont dans l’ensemble assez complets et intéressants, mais s’avèrent néanmoins assez vite répétitifs. Dans le making-of, "On the road again", l’équipe nous raconte toute la production et la réalisation du film, le tout présenté sur des images du tournage. On y découvre pas mal de trucs, mais ça tourne assez vite en rond. Au contraire, le making-of technique, "Décroche moi la grande roue", est beaucoup plus ciblé et donc moins rébarbatif. Vous y découvrirez toute la création de la fameuse scène où la grande roue des Tuileries s’effondre, à travers les explications des techniciens, des images du story-board et du tournage. Dans un registre beaucoup moins sérieux, le bêtisier vous propose les meilleurs "ratés", fou rires et autres gags de l’équipe. Vous verrez également José Garcia et Benoît Poelvoorde pousser la chansonnette dans le bonus caché : "le bêtisier chanson"...
    Un dvd qui correspond tout à fait au film, parfois sérieux mais qui reste avant tout drôle et spectaculaire…

    Amélie Chauvet

    Notes Techniques

    SonImagePackagingMenuBonus
    4/54/52/54/53/5
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    218 avis 4 étoiles
    100 avis 3 étoiles
    62 avis 2 étoiles
    30 avis 1 étoiles

    Casting : Le Boulet

      Réalisation
    Realisateur
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Acteur
    Acteur
    Kowalski
    Acteur
    Acteur
    Saddam
    Acteur