Le Bruit des glaçons

    en DVD le 26 Janvier 2011
Un film de avec , , (France)Genre : Comedie Dramatique, Comedie - Duree : 1H27 mn
Distributeur : Wild Bunch Distribution - Editeur DVD : Wild Side Video
Sortie à la Vente en DVD le 26 Janvier 2011
Sortie Blu-Ray le 26 Janvier 2011
Sortie en salles le 25 Août 2010
Année de production : 2010
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.53 / 5 (129 notes)

Résumé de Le Bruit des glaçons

C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. ' Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance... '
César 2011 de la meilleur actrice dans un second rôle pour

Acteurs et Actrices de Le Bruit des glaçons

Bande annonce de Le Bruit des glaçons

Photos de Le Bruit des glaçons (17)

Critiques

Moyenne : 3 étoiles (2.78 / 4)
Brazil 4 étoiles
Studio CinéLive 4 étoiles
Le Journal du Dimanche 3 étoiles
Le Nouvel Observateur 3 étoiles
L'express 3 étoiles
Le Point 3 étoiles
VSD 3 étoiles
Télérama 3 étoiles
20 Minutes 3 étoiles
Ouest France 3 étoiles
Le Parisien 3 étoiles
Le Journal du Dimanche 3 étoiles
Première 3 étoiles
Les Inrocks 2 étoiles
Libération 2 étoiles
Le Monde 2 étoiles
Les cahiers du cinéma 2 étoiles
Technikart 1 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 3 étoiles (2.53 / 5)
35 avis 4 étoiles
39 avis 3 étoiles
15 avis 2 étoiles
40 avis 1 étoiles

Caractéristiques du DVD

Bonus DVD et Blu-Ray
Making-of (26 minutes)
Entretien exclusif avec (24 minutes)
Bandes-Annonces
Galerie photos

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
3/53/52/52/51/5

Test DVD

0 étoile

Après 5 ans d’absence, et pour sa 20e réalisation, revient avec une comédie surréaliste : Le Bruit Des Glaçons. Film qui marque également la reformation du duo d’acteurs et , 6 ans après leur collaboration sur Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief.

L’histoire en quelques mots : Charles est un écrivain qui a connu les plus grands succès, seulement depuis que sa femme l’a quitté, il se retrouve seul dans sa grande maison face à son alcoolisme et est incapable d’écrire une ligne. Un jour, son cancer () décide de lui rendre visite pour « faire un petit peu connaissance... ».

A 71 ans, n’en a pas fini avec ses thèmes de prédilection : l’humour noir et la provocation. Dans cette comédie en huis clos, parce que OUI on peut parler d’une comédie. Le cinéaste présente au spectateur une situation très humaine abordant les peurs et les désirs les plus primaires.
Comment réagit-on face à la mort ?
Ici est l’homme qui apprend qu’il est condamné par un cancer, conséquence de son addiction à l’alcool. Va-t-il arrêter la boisson ? Sûrement pas. On pourrait s’attendre à assister à la rédemption d’un homme face à ses pêchers, mais Blier préfère nous raconter comment Charles va cohabiter avec sa maladie, apprendre à mourir, et ce que celle-ci va changer chez lui, allant jusqu’à lui ouvrir les yeux sur ce qui est essentiel.

Ne tombant jamais dans la tragédie ou dans la comédie française potache que l’on connaît par cœur, le film est constitué d’une narration imprévisible à travers laquelle on se laisse facilement porter sans se poser de questions. Le film est finement écrit et l’on se délecte des joutes verbales entre comédiens. Dupontel est (plus que) crédible en cancer (en l’occurrence une tumeur au cerveau) collant et insupportable. parvient à faire transparaître la souffrance d’un homme abîmé par la vie, et qui va, malgré-lui, trouver l’espoir dans son désespoir, sauvé par l’amour (au sens propre comme au figuré).

Ce film, Blier le laisse vivre, dans une réalisation très classique, portée par ses acteurs, où le texte fait le reste. Et le charme opère.
Quand le film se termine, on a la sensation d’avoir assisté aussi bien à une leçon de vie que de cinéma.

Quant au DVD, à part la vidéo et le son de très bonne qualité, rien d’ extraordinaire, sinon le « Making-of », qu’on appellera plutôt bêtisier, puisque constitué de bouts de scènes « ratées » entre et (morts de rire). On trouve aussi une galerie (ou plutôt un montage) de photos. Et enfin un entretien avec qui, bourrant sa pipe dans un bureau, nous raconte la genèse du film et les difficultés rencontrées à produire une fiction qui parle du cancer. On y apprend notamment que le réalisateur envisageait Gérard Depardieu (dixit : « il y a toujours une tentation Depardieu ») pour le rôle de Charles, ou encore que l’idée du projet date de 20 ans.
On regrettera toutefois l’absence de commentaires audio et surtout la qualité des bonus qui, bien qu’attrayants, donnent l’impression d’avoir étés montés et réalisés par des étudiants fauchés.
Audrey Soto

Notes de Prod. de Le Bruit des glaçons

Sur le tournage du Bruit des glaçons

22 septembre 2009 - Dujardin chez Blier

Si Jean Dujardin a déjà largement réussi à faire ses preuves en tant qu’acteur, jouant à merveille des rôles aussi hétéroclites que Brice de Nice, Loulou, Oss 117 ou Octave dans 99 F, il va bientôt marquer une nouvelle étape dans sa belle carrière : Arte France Cinéma vient d’annoncer le lancement de quatre nouveaux projets de coproduction, parmi lesquels Le Bruit des glaçons, un film réalisé par Bertrand Blier avec, dans le rôle-titre, Jean Dujardin.

Le Bruit des glaçons : Note d'intention

« J’ai une note d’intention valable pour tous mes films : faire rire, faire peur, vous emmener dans des coins sombres, faire « hou » dans la nuque des filles, parler de choses très graves en adoptant le point de vue du cancre, celui qui ne comprend rien à la vie, là c’est un écrivain qui

Entretien avec le réalisateur du Bruit des glaçons, Bertrand Blier

Encore un film « risqué » …
Je ne sais pas faire autrement. A quoi sert-il de faire des films si on ne prend pas de risques ? Autant changer de métier, non ?

Il n’est pourtant pas si courant de traiter du tabou du cancer sans pincettes…
Je crois avoir fait beaucoup de films plus risqués que le Bruit des glaçons. L’idée en est simple. Parler du cancer aujourd’hui, c’est une conversation qu’on a tous, car on y est tous confronté. La seule chose à faire, c’est de se battre et de bien se soigner, je le dis à tous mes copains, fort de mon expérience. Il y a très peu de cancers qu’on ne puisse soigner si on les prend à temps. Je suis très optimiste sur les questions d’espérance de vie, il suffit de regarder les statistiques.

Entretien avec Jean Dujardin, à propos du Bruit des glaçons

Vous attendiez-vous à la proposition de Bertrand pour ce rôle ?
Il a d’abord voulu me rencontrer, me renifler pour savoir qui j’étais. Moi, ça n’est pas mon truc d’aller voir un metteur en scène pour lui dire : je veux travailler avec vous. Si quelqu’un a besoin de vous, il vient vous voir. On a tout de suite compris qu’on avait des choses à faire ensemble, sans très bien savoir ni quand ni comment. Ce qui m’a décidé, ce sont les vingt pages qu’il m’a donné à lire. Ca lui ressemblait, c’était singulier et absurde, angoissant et émouvant, très gonflé en un mot. Lui-même y croyait très fort, il sentait qu’il tenait quelque chose de neuf. Peut-être bien un film d’amour et d’espoir, plutôt qu’une comédie grinçante sur le cancer qui pourrait ne pas être drôle du tout. Vous imaginez la bande-annonce : « Vous avez 60 piges, vous avez le cancer, ce film est pour vous ! » Moyen, comme accroche. En fait, Bertrand casse les conventions du cinéma comme un vieux sale gosse. Il est là pour déranger, mais avec élégance.

Entretien avec Albert Dupontel, à propos du Bruit des glaçons

Le cinéma de vous est-il familier ?
Blier est un des rares cinéastes français qui m’ait donné l’envie de faire des films. Car il est au carrefour de la poésie, la poésie du cinéma, et d’une certaine efficacité comique. On pourrait dire qu’il est un David Lynch français, mais en plus drôle ! Je pense avoir vu à peu près tous ses films, je connais même les dialogues de certains d’entre eux par cœur. Je garde par exemple un souvenir ému de Buffet froid, Tenue de soirée, Trop belle pour toi ou Merci la vie. Tant d’invention me fascine et m’impressionne, comme me fascinent et m’impressionnent les frères Coen ou Terry Gilliam. Il me semble que le Bruit des glaçons est le meilleur scénario de Bertrand depuis longtemps. Il a retrouvé avec ce film ce qui est au cœur de son cinéma, un imaginaire en fusion et, mine de rien, le sens de la fable métaphysique. Aux films narratifs, comme les Valseuses ou Préparez vos mouchoirs, ont succédé des œuvres plus abstraites et plus risquées qui ne caressent pas dans le sens du poil. Il est difficile de rester sincère quand le succès vous rattrape. Lui, a continué à se renouveler. Ne pas le faire, c’est piétiner. Cet homme-là ne fait pas du sur-place.

Entretien avec Anne Alvaro, à propos du Bruit des glaçons

Quel rapport aviez-vous avec Bertrand avant ce tournage ?
Il se trouve que ce n’est pas la première fois qu’il veut travailler avec moi. Il m’avait proposé précédemment deux scénarios qu’il n’a pas tournés. J’ai lu le Bruit des glaçons comme une nouvelle, c’était un pur régal. Bertrand n’avait pas écrit le rôle de Louisa pour moi, mais je l’ai reconnue néanmoins comme un personnage qui venait à moi à point nommé. C’est une impression qu’on n’éprouve pas très souvent, qui vous porte et vous emporte. Je l’ai tout de suite beaucoup aimée, cette Louisa dont Bertrand m’a à la fois très bien et très peu parlé. L’image de la mère, l’image de l’amante. La bonté et la douleur de quelqu’un qui ne s’extériorise pas. Ensuite pour des questions de dates, j’ai eu très peur de ne pas pouvoir faire le film, et je l’aurais affreusement mal vécu. Mais, une parenthèse de théâtre a rendu la chose possible.

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