Joann Sfar a toujours aimé dessiner d’après nature, et il a justement un chat à la maison. Il a aussi des origines moitié séfarade, moitié ashkénaze, et le besoin, vital, de raconter. Ainsi naît
Le Chat du rabbin, l’histoire unique d’un chat subitement doué de parole, qui, par amour pour sa maîtresse, demande à faire sa Bar-Mitsva... tout en portant un regard très critique sur l’enseignement de son rabbin. En janvier 2002, Dargaud publie le premier tome de cette série atypique, entre esprit voltairien, chronique de la culture juive d’Algérie et clins d’œil à Albert Cohen. Neuf ans et cinq albums plus tard,
Le Chat du rabbin s’est vendu à plus de 900 000 exemplaires, confirmant, au même titre que le
Persépolis de Marjanne Satrapi, l’avènement de la nouvelle bande dessinée française. Un succès qui dépasse les frontières : la série a été traduite dans quinze pays et particulièrement saluée aux Etats-Unis. Logiquement, le cinéma s’est intéressé de près au Chat du rabbin, mais
Joann Sfar a toujours refusé les propositions d’adaptation qui lui étaient faites. Jusqu’au jour où il a envisagé de réaliser lui même le film ...