Amoureux de la photographie ? Désireux de se fondre dans les méandres intellectuels les plus sinueux des artistes afin d’absorber cinématographiquement l’essence de leur création ? Ce film ravira votre curiosité de néophyte ou d’initié sur l’art graphique.
Deux moyens-métrages ludiques composent
Le Corps Sublimé :
Sans titre, et
Jean Saudek, Prague Printemps 90. Ils traduisent deux perceptions du nu, chacune se référant à un contexte particulier.
A la façon d’un documentaire,
Sans titre retrace le portrait de la jeune photographe Francesca Woodman, sorte de Rimbaud artistique. Son interprète, Florence Denou, transporte le spectateur dans l’univers fantasque de Francesca, avec son lot de souffrance, de peur, en passant par un cheminement artistique tel que Freud s’en frotterait les mains … Evidemment, un certain malaise s’empare du « photo-cinéphile » face à une caricature bien réelle et sans artifice de l’artiste maudit.
Ensuite, Jean Saudek, ramène la lumière parmi les « survivants » de la salle de cinéma. Et l’on accompagne les soubresauts créatifs du peintre-photographe avec délectation. Amateur de « poly-chair », qu’elle soit pleine de bourrelets, diaphane, ou tendue, le peintre sublime la nudité, en peignant ses clichés, sacralisant ainsi l’esthétisme du corps féminin. On voyage à travers les mises en scène érotiques si promptes à générer le désir et l’état contemplatif, un appel libertaire, en somme. Et nous aussi, on aimerait bien secrètement se mettre à nu devant cet artiste, si friand de Beauté : 06 26 56 …
Octobre Carayon