Certains films ont une qualité d’émotion immédiate ; le vôtre fait partie de ceux-là. Depuis quand y pensiez-vous ?
J’ai écrit le scénario, il y a longtemps, en plusieurs étapes. Il s’est construit dans la durée. Je sentais quelque chose d’universel dans cette histoire. Quand
Charles Gassot s’y est intéressé, il a voulu que j’aille encore plus loin et m’a proposé de collaborer avec un autre scénariste. Il a immédiatement pensé à
Danièle Thompson. Je me suis tout d’abord demandé si elle était vraiment proche de cet univers. Paradoxalement, son travail avec
Patrice Chéreau prouvait sa grande capacité d’éclectisme. Elle a lu mon scénario qui l’a beaucoup touchée. J’ai trouvé qu’elle avait une très belle justesse de regard sur mon histoire. Nous nous sommes tout de suite parfaitement bien entendus. Pendant trois mois, nous avons développé certaines séquences et certains personnages, en particulier le personnage d’Hélène. Elle a été formidable, pleine