Attention : film tranchant.
(France)
Genre : Drame, Comedie Dramatique - Duree : 2H02 mn
Distributeur : Mars Distribution - Editeur DVD : Studio Canal Video
Sortie à la Vente en DVD le 26 Septembre 2005
Sortie à la Location en DVD le 08 Septembre 2005
Sortie en salles le 02 Mars 2005
Résumé du film Le couperet
Nos temps modernes ou le triomphe de Monsieur Verdoux. Monsieur Verdoux hier massacrait des femmes dans le seul but de subvenir aux besoins de sa famille. Aujourd’hui notre monde moderne occidental sacrifie des continents entiers afin de subvenir à ses besoins. Hélas il arrive que même sur nos continents il faille pour assurer la quiétude et le confort de certains manier le couperet en sacrifiant quelques millions des nôtres.
Bruno D., cadre très supérieur dans une usine de papier, après quinze ans de bons et loyaux services à la complète satisfaction de ses employeurs et de leurs actionnaires, est un jour congédié avec quelques centaines de ses collègues pour cause de redéploiement économique autrement dit délocalisation. Bruno sur le coup ne s’inquiète pas. A son niveau de qualification il est persuadé de pouvoir retrouver un poste équivalent, il est encore jeune, la quarantaine.
Trois ans après, toujours sans travail, il réalise qu’il est engagé, à son corps défendant, dans une guerre d’usure. Il est devenu simple soldat avec pour seule mission se sauver luimême en préservant son confort et celui de sa femme et de ses enfants. Il découvrira bientôt que son équilibre, la cohésion de son couple, l’avenir de ces mêmes enfants dépendent du succès de ce combat. Il s’arme donc, il passe à l’offensive en entreprenant avec méthode et logique la liquidation de la concurrence avant de se jeter à l’assaut de la dernière forteresse, ARCADIA, dernier obstacle entre lui et ce qu’il considère comme son poste légitime. Mais en soldat trop hâtivement mobilisé, donc insuffisamment formé, son inexpérience le conduira aux pires maladresses. Malgré tout il triomphera et retrouvera -momentanément sans doute- un travail à sa mesure sauvant ainsi son couple et assurant, du moins le croit-il, l’avenir de ses enfants.
Moderne chevalier solitaire il ne se bat plus contre les moulins à vent pour que triomphe l’idéal, la fraternité, la justice, il ne se bat plus contre les méchants seigneurs de la guerre afin de protéger la veuve et l’orphelin, il se bat contre ses semblables, ses frères d’armes, il se bat contre lui-même rejoignant ainsi la foule dont nous sommes qui tourne le dos à la solidarité, à l’entraide, à l’utopie et au rêve pour s’enfoncer jour après jour dans l’égoïsme, la peur et l’angoisse que ce conflit engendre.
Comme monsieur, Verdoux Bruno, notre héros, reste écartelé entre le ridicule et le sordide, le rire et les larmes, le courage et la lâcheté tout en tentant de conserver son sang-froid et sa dignité. Aujourd’hui, nous ne sommes plus hier. Bruno, contrairement à Verdoux, sera récompensé de ses efforts et pourra de sa place forte, son bureau à ARCADIA, continuer de mener la guerre à mort contre les siens pour la plus grande gloire de ses pires ennemis.
Bruno D., cadre très supérieur dans une usine de papier, après quinze ans de bons et loyaux services à la complète satisfaction de ses employeurs et de leurs actionnaires, est un jour congédié avec quelques centaines de ses collègues pour cause de redéploiement économique autrement dit délocalisation. Bruno sur le coup ne s’inquiète pas. A son niveau de qualification il est persuadé de pouvoir retrouver un poste équivalent, il est encore jeune, la quarantaine.
Trois ans après, toujours sans travail, il réalise qu’il est engagé, à son corps défendant, dans une guerre d’usure. Il est devenu simple soldat avec pour seule mission se sauver luimême en préservant son confort et celui de sa femme et de ses enfants. Il découvrira bientôt que son équilibre, la cohésion de son couple, l’avenir de ces mêmes enfants dépendent du succès de ce combat. Il s’arme donc, il passe à l’offensive en entreprenant avec méthode et logique la liquidation de la concurrence avant de se jeter à l’assaut de la dernière forteresse, ARCADIA, dernier obstacle entre lui et ce qu’il considère comme son poste légitime. Mais en soldat trop hâtivement mobilisé, donc insuffisamment formé, son inexpérience le conduira aux pires maladresses. Malgré tout il triomphera et retrouvera -momentanément sans doute- un travail à sa mesure sauvant ainsi son couple et assurant, du moins le croit-il, l’avenir de ses enfants.
Moderne chevalier solitaire il ne se bat plus contre les moulins à vent pour que triomphe l’idéal, la fraternité, la justice, il ne se bat plus contre les méchants seigneurs de la guerre afin de protéger la veuve et l’orphelin, il se bat contre ses semblables, ses frères d’armes, il se bat contre lui-même rejoignant ainsi la foule dont nous sommes qui tourne le dos à la solidarité, à l’entraide, à l’utopie et au rêve pour s’enfoncer jour après jour dans l’égoïsme, la peur et l’angoisse que ce conflit engendre.
Comme monsieur, Verdoux Bruno, notre héros, reste écartelé entre le ridicule et le sordide, le rire et les larmes, le courage et la lâcheté tout en tentant de conserver son sang-froid et sa dignité. Aujourd’hui, nous ne sommes plus hier. Bruno, contrairement à Verdoux, sera récompensé de ses efforts et pourra de sa place forte, son bureau à ARCADIA, continuer de mener la guerre à mort contre les siens pour la plus grande gloire de ses pires ennemis.
9 vidéos : Le couperet
Notre critique : Le couperet
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Comme Au Cinema
Un film d'horreur. Le mot est lancé. Le nouveau Costa-Gravras est un film d'horreur - sans tueur masqué, sans chair qui dégouline, sans ados perdus dans une forêt hantée. Une horreur sociale, une fiction presque documentaire qui pourrait se dérouler chez vos voisins de paliers. Vous savez, cette gentille famille dans sa belle maison, avec sa grosse voiture, ses deux enfants formidables - une famille sans histoire, tellement ordinaire qu'elle en est presque banale. Et pourtant, Costa-gavras, rebelle parmi les rebelles, soulève un peu le voile, et ce qu'il y décrit n'est pas beau à voir. Il avait suffi de quelques secondes à Michael Douglas dans Chute Libre, pour péter les plombs et sombrer dans la folie. José Garcia a eu deux ans de sa vie pour réfléchir à cette longue décadence humaine, à sa lente chute vers l'irréparable. Deux années de chômage après quinze ans de bons et loyaux services, deux années à envoyer des CV, à guetter le courrier, à patienter, à ruminer. Jusqu'à penser que la seule solution pour retrouver du travail serait de supprimer tous ceux qui seraient susceptibles de lui prendre.
Le père devient serial killer, « social killer » pour sauver la belle vie de sa petite famille propre sur elle - mais si sale de l'intérieur. Les enfants sont gavés de télévision, de violence, de sexe, séduisent, volent, ne sont plus choqués par rien, même par le suicide en direct d'un malheureux inculpé à la place de leur père. La mère, prête à tout pour sauver son mariage, regarde ailleurs et a besoin d'un conseiller conjugal pour parler à son mari. « La société se tire une balle dans le pied »…
Une sombre réalité décrite sans détour par un de ces cinéastes qui croit encore que le cinéma est un art, pour dialoguer, pour provoquer, pour revendiquer. Car en plus d'être un somptueux chef d'œuvre d'ironie et d'humour (très) noir, LE COUPERET est également un formidable pamphlet contre la société actuelle, le comportement des chefs d'entreprise et du gouvernement, contre cette religion de l'argent qui prédomine aujourd'hui, cette idéologie de la rentabilité qui prend le pli sur tout, sur la vie, sur l'humain. La guerre d'Amen est terminée, celle du COUPERET ne fait que commencer…
Mais le film ne serait pas le même sans la prestance et le charisme du grand comédien qu'est José Garcia. L'agitateur des foules, le comique de service prouve une nouvelle fois au monde entier son immense talent d'acteur dramatique, grâce à ce rôle taillé sur mesure, grandiose et affûté comme une lame de rasoir.
Le nouveau Costa-gavras frappe là où ça fait mal, comme un couteau au travers de la gorge, fait trembler, fait réfléchir, rend l'air glacial et suffoquant. Et l'on ne peut s'empêcher de guetter du coin de l'œil lequel de ses voisins va tirer le premier.Aurélie Maulard
Attention : film tranchant.
Critiques : Le couperet
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Studio Magazine
" (…) une froideur clinique, qui génère forcément le frisson, mais aussi parfois, en réaction, le rire. "
Patrick Fabre (article entier disponible dans Studio n°210, page 24) -
L'express
" Une fable autant qu'un polar social. "
Éric Libiot (article entier disponible dans L'express Mag n°2800, page 61) -
TéléCinéObs
" José Garcia, tout en colère retenue, lui apporte son charme et sa vitalité de comédiens aux abois. "
G.V. (article entier disponible dans TéléCinéObs) -
CinéLive
" De cette vision terrifiante, Donald Westlake en a écrit tout un polar, et Costa-gavras en a tiré un film grinçant qui flotte entre deux eaux. "
Sandra Benedetti (article entier disponible dans Cinélive n°88, page 42) -
Première
" Malgré quelques lourdeurs du côté des personnages secondaires, Costa-gavras conjugue avec bonheur lois du film noir et analyse acérée de la très sauvage modernité néolibérale. "
Olivier De Bruyn (article entier disponible dans Première n°337, page 34.)
Les avis sur le film Le couperet
Caractéristiques du DVD
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Français
Bonus :
- Making-of
- Interview de Costa-gavras
- Interview de José Garcia
- Bandes annonces
Son : Dolby Digital 5.1 Français
Bonus :
- Making-of
- Interview de Costa-gavras
- Interview de José Garcia
- Bandes annonces
Notes Techniques
| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|---|---|---|---|
| 4/5 | 5/5 | 2/5 | 3/5 | 4/5 |
Test DVD
Que vous ayez du travail ou que vous soyez au chômage, que vous ayez vu le film ou que vous l'ayez raté, que vous aimiez Costa-gavras, José Garcia et Karin Viard ou pas, ce dvd est pour vous !
Ce Couperet, bénéficiant de prestations techniques à la hauteur du travail du réalisateur, vous tombera dessus et ne vous laissera sûrement pas indifférent… Les couleurs sont riches et bien contrastées, notamment sur les scènes de nuit particulièrement bien éclairées. Le côté grave du film est accentué par la bande-son, très présente, parfois angoissante mais jamais saturée.
Les bonus sont peu nombreux - trois - mais tous de qualité. Le making of nous entraîne dans les coulisses du tournage, nous montrant l'artiste Costa-gavras au travail. Interviews des acteurs, essais, réunions techniques, repérages… Une plongée au cœur de la fabrication du film, l'occasion de nous offrir de très belles discussions, notamment entre Costa-gavras et José Garcia. Un pur moment de plaisir cinématographique, prolongé par les interviews de ces derniers. L'adaptation du livre, les personnages, le monde cruel de l'entreprise, le choix des comédiens, la direction d'acteur, sont autant de sujets abordés ici par le cinéaste détaillant ainsi chacune des étapes de la réalisation.
Courez acheter ce dvd comme vous chercherez du travail… et ne vous laissez pas abattre par la qualité assurée du film et de son édition numérique !
Ce Couperet, bénéficiant de prestations techniques à la hauteur du travail du réalisateur, vous tombera dessus et ne vous laissera sûrement pas indifférent… Les couleurs sont riches et bien contrastées, notamment sur les scènes de nuit particulièrement bien éclairées. Le côté grave du film est accentué par la bande-son, très présente, parfois angoissante mais jamais saturée.
Les bonus sont peu nombreux - trois - mais tous de qualité. Le making of nous entraîne dans les coulisses du tournage, nous montrant l'artiste Costa-gavras au travail. Interviews des acteurs, essais, réunions techniques, repérages… Une plongée au cœur de la fabrication du film, l'occasion de nous offrir de très belles discussions, notamment entre Costa-gavras et José Garcia. Un pur moment de plaisir cinématographique, prolongé par les interviews de ces derniers. L'adaptation du livre, les personnages, le monde cruel de l'entreprise, le choix des comédiens, la direction d'acteur, sont autant de sujets abordés ici par le cinéaste détaillant ainsi chacune des étapes de la réalisation.
Courez acheter ce dvd comme vous chercherez du travail… et ne vous laissez pas abattre par la qualité assurée du film et de son édition numérique !
Amélie Chauvet
Les personnages
BRUNO (José Garcia)
La petite quarantaine, homme de devoir et de fidélité, il est doué pour des tas de choses sauf pour le meurtre en série. Pour mener à bien son plan il doit forcer sa nature et son talent. Il a tout fait pour devenir l’un des meilleurs – sinon le meilleur – dans le domaine de la pâte à papier. Il en est fier et ne peut envisager un changement de cap pour repartir dans une autre direction. Il fait donc appel à son sens de l’analyse et de la logique, du management pour concevoir puis réaliser un plan qui doit lui permettre de reconquérir un poste à sa mesure. Comme tout ce qu’il entreprend il mène cette guerre privée avec constance et application, sans haine mais sans faiblesse. Il élimine ses concurrents potentiels par devoir, nécessité et pragmatisme sauvant ainsi son couple et sa vie de famille. Triomphant il ne gardera au fond de lui qu’une secrète terreur mais se gardera d’y penser consacrant ses forces à satisfaire toujours davantage la direction d’ARCADIA et leurs actionnaires. Comme toute carrière celle de serial killer exige un minimum de chances. Bruno n’en manque pas et ce sont les manifestations de cette chance qui le persuadent qu’il est sur la bonne voie. Bruno a le sens du contact humain et c’est tout naturellement que chacune de ses victimes le choisit comme confident. Comme nous sommes dans un conte moderne, Bruno le méchant, mais sympa au demeurant, regagne le cœur de sa belle et grimpe sur le trône qu’il s’était promis de conquérir.
La petite quarantaine, homme de devoir et de fidélité, il est doué pour des tas de choses sauf pour le meurtre en série. Pour mener à bien son plan il doit forcer sa nature et son talent. Il a tout fait pour devenir l’un des meilleurs – sinon le meilleur – dans le domaine de la pâte à papier. Il en est fier et ne peut envisager un changement de cap pour repartir dans une autre direction. Il fait donc appel à son sens de l’analyse et de la logique, du management pour concevoir puis réaliser un plan qui doit lui permettre de reconquérir un poste à sa mesure. Comme tout ce qu’il entreprend il mène cette guerre privée avec constance et application, sans haine mais sans faiblesse. Il élimine ses concurrents potentiels par devoir, nécessité et pragmatisme sauvant ainsi son couple et sa vie de famille. Triomphant il ne gardera au fond de lui qu’une secrète terreur mais se gardera d’y penser consacrant ses forces à satisfaire toujours davantage la direction d’ARCADIA et leurs actionnaires. Comme toute carrière celle de serial killer exige un minimum de chances. Bruno n’en manque pas et ce sont les manifestations de cette chance qui le persuadent qu’il est sur la bonne voie. Bruno a le sens du contact humain et c’est tout naturellement que chacune de ses victimes le choisit comme confident. Comme nous sommes dans un conte moderne, Bruno le méchant, mais sympa au demeurant, regagne le cœur de sa belle et grimpe sur le trône qu’il s’était promis de conquérir.
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