Fils unique, j’ai été contraint pendant de longues années à me mesurer seul (ma femme et mes filles s’étant volatilisées par instinct de survie) à ma mère, veuve, un personnage à la forte personnalité dans son monde.
Bien qu’ébranlé par cette expérience, j’ai connu et aimé la richesse, la vitalité et la puissance de l’univers des « vieux ». Mais j’ai aussi vu leur solitude et leur vulnérabilité dans un monde qui avance trop vite sans savoir où il va et qui oublie son histoire, perdant le sens de continuité du temps, qui craint la vieillesse et la mort sans comprendre que la valeur des choses ne tient qu’à la qualité des sentiments.