Raymond Radiguet mourut à vingt ans, en 1923, l’année où parut
Le Diable au corps, roman autobiographique générateur de scandale, roman d’une adolescence fiévreuse qui avait ignoré la guerre de 1914 et les conventions morales. Le scandale se reproduisit avec le film de
Claude Autant-lara. Au sortir d’une autre guerre, on n’admettait pas plus qu’au temps de Radiguet la révolte adolescente dans l’amour et la sexualité, l’atteinte à l’institution du mariage et de la fidélité - qui devait être exemplaire - des femmes de combattants séparées de leurs maris.