Comment est né le projet du Fils de l'autre ?
Un jour, Éric Amouyal, l’associé de
Virginie Lacombe, lui a apporté un synopsis écrit par
Noam Fitoussi qui avait eu la belle idée de ces deux enfants, l’un Israélien, l’autre Palestinien, échangés à la naissance à cause du chaos provoqué par des bombardements sur une maternité. Noam n’étant pas scénariste, Virginie a fait appel à
Nathalie Saugeon pour écrire avec lui une première mouture du scénario. Quand il y a eu une version susceptible d’intéresser à la fois des financiers et un réalisateur, Virginie me l’a envoyée. C’est la première fois que je recevais par la poste un projet qui m’attrapait par le cœur. Je me suis dit : « C’est une histoire pour moi. » Car elle est en relation directe avec mes propres obsessions : quelle est la place que l’on peut occuper dans sa propre vie, puis dans celle des autres, le lien à l’enfance, la filiation… À partir de là, j’ai travaillé avec Virginie et
Nathalie Saugeon, puis seule, de manière à emmener le scénario vers le film que j’avais envie de faire.