"Le Golem" est l'exemple extrêmement rare en France, télévision et cinéma confondus, d'une volonté expressionniste poussée jusqu'à l'extrême et radicalement réussie. Ici aussi la liberté d'adaptation et de réalisation du metteur en scène a été totale. Et il a été suivi jusqu'au bout par la télévision de l'époque, y compris pour l'horaire de diffusion. En effet, à la télé nationale de ces années-là, 20H30 était l'heure normale de passage des "dramatiques" aussi difficiles fussent-elles. Jusque-là,
Jean Kerchbron, un des plus "anciens" de la RTF puis de l'ORTF, avait touché à tous les domaines, très souvent avec succès – depuis ses interprétations de pièces classiques jusqu'à des films d'espionnage. Ici, d'un coup, il explose dans ce qui est pratiquement du cinéma fantastique.
"Le Golem" est un des derniers exemples de film tourné en noir et blanc. À partir de la création de la 2e chaîne couleur, la même année, le noir et blanc va très rapidement disparaître.