Sophie Tepper, la productrice, m'a fait lire le roman de Daniel Goldenberg. Je l'ai adoré. Pourtant, après
L'Envol, je m'étais juré de ne plus faire de film sur les acteurs ! Mais c'est un roman magnifique, qui aborde beaucoup des thèmes qui me touchent le plus. Après tout, il n'y est question que d'amour, d'amitié et d'urgence. Alors je n'ai pas hésité. L'histoire était tellement en phase avec mon univers que beaucoup de mes proches ont d'abord cru que je l'avais écrite. Avec le recul, je me rends compte que LE GRAND ROLE pourrait être un prolongement, dix ans plus tard, de mon premier film.
L'Envol racontait l'histoire d'un être qui rêve de devenir quelqu'un. LE GRAND ROLE présente un homme qui se bat pour quelqu'un d'autre. Et dans le film que j'ai tourné depuis,
Cavalcade, on découvre quelqu'un de brusquement brisé par le destin – il devient tétraplégique – qui lutte pour exister à nouveau. Ces trois films forment une sorte de triptyque.