Matricule de police
Ce qui est intéressant chez Mattei, c’est la dualité entre son rôle de flic inébranlable et son statut de père à la dérive, à cause de la contre-enquête menée sur la mort de son fils. C’est un commissaire irréprochable, calme, posé mais qui est sur le fil du rasoir.
Michele Placido voyait Mattei comme un homme complexe, un «caractère» qui, à l’instar de certains personnages de fiction comme arlequin dans les comédies de molière, finit par devenir une référence. si vous regardez nombre de polars, des Melville ou des films de taulards, il y a toujours un Mattei qui traîne quelque part. au-delà du cinéma de genre, il y a beaucoup de tragédie humaine dans ce rôle-là. Je n’ai pas besoin de ressentir de l’empathie envers un personnage pour l’incarner. par contre, il faut que je croie à l’histoire et à une certaine vérité du rôle. ensuite, je peux me laisser aller au jeu du gendarme et des voleurs. J’ai beau avoir pas mal de films à mon actif, dont des polars, le plaisir est resté heureusement intact.