Le Jour des corneilles

    en DVD le 06 Mars 2013
Un film de avec les voix de Jean Reno, Lorant Deutsch et Isabelle Carré (France)Genre : Animation - Duree : 1H35 mn
Distributeur : Gebeka - Editeur DVD : France Télévisions Distribution
Sortie à la Vente en DVD le 06 Mars 2013
Sortie Blu-Ray le 06 Mars 2013
Sortie en salles le 24 Octobre 2012
Année de production : 2012
Film à partir de 6/8 ans
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.64 / 5 (92 notes)

Résumé de Le Jour des corneilles

Au cœur de la grande forêt, peuplée de bêtes sauvages et d’esprits à tête animale, vit un jeune sauvageon de dix ans, le Fils Courge. Il est élevé par son père, un sévère colosse à la barbe géante, grand chasseur et mangeur de chair fraîche, qui lui a toujours dit que le monde s’arrêtait à la lisière de la forêt.
Un jour pourtant, pour sauver son père blessé, le garçon tente le tout pour le tout et s’aventure hors de la forêt. C’est ainsi qu’il découvre un village voisin, où il fait la rencontre de Manon, la fille du docteur qui a accepté de soigner son père.
Avec Manon, le fils Courge apprendra tout de ce nouveau monde dit civilisé, où les fantômes n’existent pas mais les ogres oui. Car ici l’on raconte que le père Courge est un ogre… Et les ogres, c’est bien connu, ne sont pas des pères comme les autres.
D'après le roman de Jean-François Beauchemin

Acteurs et Actrices de Le Jour des corneilles

Photos de Le Jour des corneilles (11)

Critiques

Moyenne : 3 étoiles (2.67 / 4)
Télérama 4 étoiles
Positif 3 étoiles
VSD 3 étoiles
Le Parisien 3 étoiles
Le Monde 3 étoiles
Le Nouvel Observateur 3 étoiles
Studio Ciné Live 3 étoiles
Le Journal du Dimanche 2 étoiles
Les fiches du cinéma 2 étoiles
Télé 7 jours 2 étoiles
Les cahiers du cinéma 2 étoiles
Première 2 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 3 étoiles (2.64 / 5)
33 avis 4 étoiles
18 avis 3 étoiles
16 avis 2 étoiles
25 avis 1 étoiles

Entretien avec le réalisateur

Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour réaliser Le Jour des Corneilles ?
À la lecture du scénario j’ai d’abord été séduit par la nature, omniprésente et vivante, déjà un défi en soi par sa complexité technique de représentation et d’animation. Mais plus forte encore était mon attirance pour les personnages et pour un thème qui dépasse largement le cadre des films proposés habituellement aux enfants.

Entretien avec la scénariste

Pourquoi ce choix d’un roman pour adultes, comme sujet d’un film pour enfants ?
Cette histoire aborde des sujets importants, parfois complexes, mais qui en fait préoccupent tout autant les enfants que les adultes. C’est pour cela que nous avons eu envie de l’adapter pour les enfants. La différence entre un public d’adultes et un public d’enfants, je pense, n’est pas dans les sujets mais dans la manière de les aborder... Dans le point de vue qu’on adopte. Si on se place sur le terrain des enfants, on peut parler de beaucoup de choses.

Entretien avec le producteur

Comment est né le projet ?
À l’origine il y a la découverte en 2005 du roman de Jean-François Beauchemin. C’est une œuvre étonnante. Son récit, son univers, ses personnages, m’ont enthousiasmé. Cette histoire de sentiment qu’on peut attraper était un enjeu de cinéma passionnant et j’étais convaincu que nous pouvions l’adapter au cinéma et pour les enfants. Alors, avec Amandine Taffin, nous nous sommes lancés dans le projet.

Caractéristiques du DVD

Bonus DVD & Blu-Ray :
- Rencontres avec les comédiens (5')
- Le compositeur (6’)
- Les créateurs (5’)
- Les personnages en dessin
- La bande-annonce.

Notes de Prod. de Le Jour des corneilles

Note d'intention

L'oeuvre de Jean-François Beauchemin que nous avons choisi d’adapter est un roman pour adultes. Mais nous y avons trouvé une histoire étonnante et profonde, à raconter absolument aux enfants.
Dès l’origine de ce projet, nous nous sommes interrogés sur la manière de traduire à l’écran, et en animation, l’univers singulier du roman de Jean-François Beauchemin, l’exubérance de ses personnages, la richesse pleine d’humour de son langage, et cette alliance permanente du réel et du fantastique qui se côtoient sans jamais parvenir à se disqualifier l’un l’autre.

Le fils Courge

Élevé dans la plus complète ignorance du monde des hommes, le fils Courge mène avec enthousiasme son existence d’enfant sauvage. Il sait chasser, pêcher et fabriquer des pièges, il grimpe aux arbres avec l’agilité d’un chat et manie sa bola avec une dextérité épatante. Si on sort de la forêt, on disparaît pour toujours, et le fils Courge, malgré sa curiosité, ne tient pas à disparaître. Il découvrira notre monde quotidien comme on découvre une autre planète.

Le père Courge

Il ne mange pas les petits enfants et pourtant, il a tout de l’ogre des contes. Fort comme un géant, il chasse les bêtes sauvages à mains nues, se repaît de chair fraîche, balance des troncs d’arbres quand il est énervé et terrorise tous ceux qui l’approchent.

Le monde de la forêt

La forêt des Courge, c’est la forêt des contes. Le monde merveilleux et fantasmagorique de la démesure, des folles tempêtes, des animaux sauvages et des aubépines qui ne défleurissent pas.
C’est un monde infini et clos à la fois. On ne connaît à cette forêt qu’une seule frontière : celle qui la sépare de la société des hommes. Une frontière de craintes et d’interdits qui rend chaque monde hermétique à l’autre.

L'Outre-monde

Parmi les habitants de la forêt, il en est qui échappent à la toute puissance du père Courge : ce sont ceux de l’outre-monde. Le père Courge craint et déteste cet outre-monde qu’il ne voit pas, mais qu’il imagine comme une horde de démons agressifs, dont la seule obsession est d’emporter les vivants. Depuis cette nuit d’orage où l’outre-monde a emporté sa femme, le père Courge voit dans chaque tempête une attaque des démons qui reviennent pour l’emporter à son tour.

La mère

Une jeune femme à tête de biche vient souvent retrouver le fils Courge. C’est sa mère. Et comme une mère, elle le soigne, recueille ses confidences, veille sur lui et bien sûr… s’inquiète. Mais elle ne peut rien sur le monde des vivants : seul le garçon pourra changer son propre destin. Ce qu’elle sait, elle devra attendre qu’il soit prêt pour le lui révéler.

Le village

En allant au village, le fils Courge ne se doute pas qu’il va sur les lieux du passé de ses parents. Sans le savoir, il remonte une piste, rassemble les éléments de sa propre histoire. Et lorsqu’il ira déterrer le sentiment enfoui de son père, il va déterrer le passé.

Le Docteur

Quand le fils Courge arrive au village, le Docteur est la première personne qui lui vient en aide. Il prend le jeune garçon sous son aile et, sans se laisser impressionner par les menaces des villageois qui ne veulent pas de l’Ogre chez eux, il décide de soigner le père Courge. Mais il faut bien reconnaître que Courge fait brillamment honneur à son effrayante réputation.

Manon

Lorsque le Docteur lui confie ce petit sauvage dégoûtant, Manon est évidemment furieuse. Mais bien vite, elle se prendra d’amitié pour ce nouveau compagnon qui bouleverse son quotidien, la surprend, l’épate, et ne fait rien comme les autres.

La vieille Ronce

Si le père Courge est un ogre, la vieille Ronce, quant à elle, n’est pas loin de la sorcière.
La vieille Ronce est la plus fervente ennemie du père Courge. Elle a des vieux comptes à régler avec lui et, pour cela, elle est prête à tout.

C’est une comédienne redoutable, et une manipulatrice de premier ordre, capable de mener presque tout un village par le bout du nez. Elle dérange, contrarie et empire les situations avec ingéniosité et acharnement, et appuie toujours précisément là où le bât blesse. Dans ce petit monde ordinaire du village, c’est elle qui nous ramène au conte… Car en définitive, cette histoire d’ogre, c’est à elle qu’on la doit.

Les soldats

Pour comble de bizarrerie, lorsque le fils Courge découvre le village, celui-ci est en pleine conscription : de jeunes recrues paradent aux sons de la fanfare, acclamées par la foule, tandis que l’on amène des blessés au docteur qui doit se débrouiller pour faire face.

La petite Corneille

Quand, à peine guéri, le père Courge repart dans la forêt, le fils part avec lui, bien décidé à retrouver son amour. Pour le père, ce séjour forcé au village est un incident clos. Mais le garçon, lui, a changé.

Sa rencontre avec la petite corneille est le signal vivant de cette métamorphose : quelques mois plus tôt, notre corneille aurait connu le sort de tout gibier qui se respecte. Mais cette fois-ci, le fils se souvient des paroles de Manon et il retient son geste. Il soigne l’oiseau comme le docteur a soigné son père, le rassure avec les mêmes mots. Il lui parle de Manon et le prénom de Manon devient un langage commun, une sorte de code qui les relie l’un à l’autre, le fils et la corneille. Et qui relie le fils à Manon. Les oiseaux ignorent les frontières créées par les hommes : de la forêt au village et du village à la forêt, la corneille sera la passerelle vivante et indestructible entre le fils et Manon.

La petite corneille n’apprendra en tout et pour tout que deux mots (une faculté tout à fait véridique des corvidés !), et pourtant elle semble tout droit sortie de ces terres enfantines où les animaux parlent.

Les corneilles

Le jour des corneilles, c’est le jour où s’est enclenchée la tragédie du père Courge. Mais c’est aussi, et surtout, le jour où s’enclenche sa libération.

Les corneilles, bien malgré elles, sont associées dans l’esprit du père Courge à ce jour terrible où son amoureuse et lui ont été chassés du village. Corneilles et corbeaux, de fait, sont des oiseaux qu’on associe souvent au malheur. Mais dans notre histoire, les corneilles ne s’en tiennent pas là. Si elles semblent d’abord représenter cette noire fatalité qui s’abat sur les hommes et les précipite dans un engrenage tragique, nos corneilles décident que cette fois-ci, il en sera autrement. Puisqu’on les a engagées dans cette histoire, elles vont agir et participeront même activement à son bon dénouement.

Et si métaphore il y a, ce sort qui dans le passé a soufflé dans le sens de la tragédie, ce même sort sous l’impulsion du fils Courge, se mettra à souffler dans le sens du bonheur et de la réconciliation.

Les voix du film

Cette étape de l’enregistrement des voix peut paraître fugitive au regard du temps que représente la fabrication d’un film d’animation. Quelques deux semaines contre pas moins de deux ans et demi… ! C’est pourtant là que se joue quelque chose qui est de l’ordre de la colonne vertébrale du film.

Un dernier mot du distributeur

Lorsque j’ai rencontré Amandine Taffin et William Picot pour la première fois, dès la première minute j’ai mesuré la passion et l’enthousiasme qui les animaient pour vouloir raconter cette histoire.
En les écoutant me présenter le projet qui allait devenir après beaucoup de péripéties le film tel qu’il existe aujourd’hui, j’ai cru à leur capacité de mener à bien ce projet ambitieux et un peu fou : adapter le livre de Jean-François Beauchemin et en faire un grand récit d’aventure, d’abord pour les enfants. J’ai rapidement décidé d’être présent à leurs côtés en qualité de coproducteur et de distributeur.

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