"Mais j’en reviens au Journal d’une femme de chambre, pour lequel je ne cache pas ma secrète prédilection
et que je considère (n’en déplaise à son auteur ; mais faut-il le prendre au mot ?) comme l’un des films les plus personnels de Renoir (car Flaherty eût fait, à la rigueur, L’Homme du sud et Stroheim Nana). J’y vois d’abord une somme de mille motifs antérieurs et l’amateur de cruauté, assez raffiné toutefois pour ne se point satisfaire d’une violence tout extérieure, y trouvera son compte plus que partout ailleurs. Il est vrai qu’on n’y voit point de viol, ni de lapin agonisant, mais le couteau que
Francis Lederer brandit vers la gorge de l’oie brille d’un trop terrible éclat pour qu’un esprit normalement constitué se prenne à regretter que ladite gorge se soit trouvée en dessous du champ de sa vision. Bien plus, aussi parfaits que fussent Nana, La Chienne, Madame Bovary ou La