Le lac et la riviere

Le lac et la riviere
Un moyen métrage de Sarah Petit, en collaboration avec Michel Klein.
Duree : 1H41 mn
Distributeur : Shellac
Sortie en salles le 16 Juillet 2003

Résumé du film Le lac et la riviere

Présenté en salles avec un autre moyen métrage de Sarah Petit : L'Arpenteur

Un moyen métrage de Sarah Petit, en collaboration avec Michel Klein.

"L'ARPENTEUR est le hors champ du film LE LAC ET LA RIVIERE, et LE LAC ET LA RIVIERE est le hors champ de L'ARPENTEUR. LE LAC ET LA RIVIERE parle de l'Arménie, alors que le film se déroule en France, et L'ARPENTEUR, qui se déroule en Arménie, parle aussi un peu de la France. Ce ne sont pas des Westerns, mais des Easterns."
Sarah Petit et Michel Klein


SYNOPSIS :

Un émigré arménien fait irruption dans une famille d'ouvriers agricoles alsaciens, avant de tomber amoureux de Leana, la belle Arménienne du village…


L’AVIS DE LA PRESSE :

CinéLive:
"Des thèmes sensibles pour un film évanescent, d’une belle et sincère subtilité, garant d’un vrai tempérament de cinéaste en train de naître."
(article entier disponible dans Cinélive n°70, page 52)

Studio Magazine :
"La réalisatrice tente d’explorer les thèmes du déracinement, de l’errance, mais le ton faussement naturel de l’interprétation, l’absence de rythme et de scénario assez abouti n’incitent pas au voyage ! "
T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°191, page 32)

Première :
"Malgré des dialogues parfois inutilement insistants, un "petit" film plus que prometteur d’une jeune réalisatrice formellement inspirée. "
O.D.B. (article entier disponible dans Première n°317, page 39.)

Les Cahiers du cinéma :
"Sans jouer de façon appuyée sur l’éventuelle inadaptation de ses personnages, Sarah Petit parvient à imposer un univers fertile en hypothèses vagabondes ou en belles propositions de communauté. "
J-PH. T. (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°581, page 87).


NOTES :

Produit par Elena Films, le film de Sarah Petit appartient à la famille des films de Philippe Ramos ou d’Yves Caumon.
Lors de la présentation de son film à Belfort, la réalisatrice se confiait :
"Il s’agit d’un conte de fées pour adultes"/
On assiste à l’histoire d’une rencontre amoureuse racontée avec pudeur et sensibilité.


ENTRETIEN AVEC Sarah Petit

Les paysages

"Dans L'ARPENTEUR, le paysage est un personnage, alors que dans LE LAC ET LA RIVIERE, c'est un décor. Pourtant, je procédais dans les deux films de la même manière : inscrire les acteurs dans un décor naturel, filmer l'espace qui les entoure.
Comme pour L'ARPENTEUR, j'ai d'abord choisi une zone géographique avant de tourner le lac : au pied du mont St Odile, entre trois villages qui sont distants chacun de 5 km. Mais en Alsace, le décor ne s'est pas intégré à la fiction de la même manière. Je me suis dit que c'était probablement lié au fait que c'était le territoire de mon enfance, et que, n'ayant pas la même distance par rapport au paysage que celle que j'avais vis-à-vis du paysage arménien, je faisais de l'espace du film LE LAC ET LA RIVIERE celui de mon enfance.
Du coup, l'univers est clos, un peu comme une bulle. Les personnages sont hors de temps. Mais c'est aussi la région qui est comme ça. C'est un peu le disneyland de la campagne française : les villages sont très bien entretenus, rien ne traîne, tout est à sa place, ce qui fait que quand on pose une caméra là-bas, on est forcément davantage dans un décor que dans un paysage. J'étais assez troublée, car je m'en suis rendue compte après le tournage. Mais je pense que toute la campagne française devient comme ça. C'est d'ailleurs peut-être le seul aspect documentaire du film.
Dans le fond, on ne peut pas mentir devant une caméra. Elle capte toujours l'essence de ce qu'elle filme, même à notre corps défendant.

J'avais envie de raconter un conte, tout en filmant des personnages ancrés très fortement dans le réel. Le seul qui échappe à cette règle est Pierre, qui lui, s'inscrit plutôt dans une mythologie.
Le film n'est pas immédiatement donné comme un conte. C'est seulement à la fin que l'on s'en aperçoit. J'avais envie qu'on puisse le revoir mentalement sous cet éclairage.
Les personnages n'étaient pas écrits à partir de corps existants, comme dans L'ARPENTEUR. Souvent, je pense faire un film contre le précédent, même si au fond, ils se ressemblent. Ici, il s'agit d'amour, à travers le portrait de deux femmes qui rencontrent le même homme.
Je voulais cette fois chercher une vérité de sentiments, et donc choisir des acteurs qui, même s'ils – comme dans le cas de Jean-paul Bonnaire qui est loin de ressembler à un paysan italien – ne correspondaient pas à ce que je cherchais, étaient profondément les personnages que j'avais écrits."

Le voyage

"Pierre est un arpenteur. Il a beau être fatigué, il ne s'arrêtera jamais. Ce besoin d'être toujours en mouvement fait partie de lui. Il a vu tous les malheurs du monde, et en est anesthésié. Rien ne l'étonne plus chez les hommes, puisqu'il a tout vu. Pierre est dans l'ici et maintenant. Il sait qu'il est condamné à ne pas rester.
Dans ce film, chacun agit pour échapper à son destin, tout en sachant qu'il n'y parviendra pas. Pierre est comme ça. Il essaie de s'arrêter, il sait bien que ça ne va pas marcher. Mais il ne peut pas s'empêcher d'essayer, d'y croire. C'est en étant entre les choses qu'il est bien, pas en entrant dans les choses qu'il traverse."

La communauté

"Tout le monde a échoué dans ce village qui se trouvait sur sa route. Ce n'est ni mieux ni pire qu'ailleurs, et si les gens restent, c'est parce que dans cet endroit, ils ont trouvé un point d'ancrage :un amour (Carlo et Odile), une famille (Leanna). Ce n'est donc pas forcément là où l'on est né que l'on peut faire sa vie. On peut vivre là où l'on échappe à sa solitude, où l'on peut se rattacher à une communauté.
Les arméniens (et c'est aussi pour ça que j'ai choisi de parler d'eux), comme les kurdes par exemple, sont des peuples marqués par l'éclatement et la dispersion. Tout pour eux est aléatoire, rien n'est gravé dans le marbre. Des familles restent parfois séparées des années avant de pouvoir se réunir.
De même Guaguik, l'oncle, s'est arrêté à cet endroit comme les autres. Il est censé être là pour quelques jours, mais en fait, à la fin, on voit bien qu'il est resté. Il se met à travailler, il plante ses fleurs, c'est un peu dérisoire, mais il fait quelque chose, c'est un travail.
La majorité des gens qui quittent leur pays natal sont comme lui. Ils veulent une vie normale. Je ne voulais pas faire, dans le fond, un film là-dessus mais je voulais que ce thème de la dispersion et du déracinement soit présent en filigrane, sans passer par un discours."


FICHE ARTISTIQUE

Thomas Cerisola : Pierre
Mona Heftre : Anne
Lei Dinety : Leanna
Jean-paul Bonnaire : Carlo
Frédéric Bonpart : Joseph
Christiane Rorato : Odile
Serge Avédikian : L'oncle
Christina Galstian : La tante
Guaguik Mouradian : Guaguik


FICHE TECHNIQUE

Réalisatrice : Sarah Petit
Directeur de la photographie : Laurent Desmet
Directeur de Production : Franck Vialle
Producteurs : Géraldine Michelot et Michel Klein

Les avis sur le film Le lac et la riviere

 
 
     

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    14 avis 4 étoiles
    17 avis 3 étoiles
    12 avis 2 étoiles
    13 avis 1 étoiles

    Casting : Le lac et la riviere

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