Un film de
Mira Nair, avec Naseeruddin Shah, Lillete Dubey, Shefali Shetty
Lion d'Or au
58e Festival International Du Cinema De Venise
SYNOPSIS
Une famille indienne se prépare à célébrer un grand. Des centaines d'invités sont attendus, venus des quatre coins du monde. Les préparatifs vont bon train, mais des incidents et des révélations vont venir épicer la noce.
LE DVD
image : 16/9 compatible en 4/3-Format 1.85
son : 5.1 Anglais et Hindi
sous-titres : français
Bonus :
-chapitrage
-Making-of (8mn)
-bandes-annonces
-Biographie et filmographie de
Mira Nair
-Les biographies des comédiens
-Note d'intention de
Mira Nair
-La section Rom
L’AVIS DE LA REDACTION :
Si le début nous semble un peu fouillis, un peu déconstruit, c’est parce que la réalisatrice prend son temps. Le temps de prendre ses marques, de poser ses jalons, d’installer ses personnages. Et de restituer la douce folie qui s’empare d’une famille indienne à la veille d’un mariage.
Dans l’enceinte d’une vaste maison des faubourgs de New Delhi, hommes et femmes s’affairent, une cérémonie se prépare en grande pompe. Et pour cause, le maître de céans marie sa fille ! Première surprise, premier contraste : nous sommes dans l’Inde d’aujourd’hui, une Inde moderne, opulente jusqu’à l’outrance, jusqu’à la caricature, une Inde où l’on parle un curieux dialecte, mélange d’anglais et de penjabi, et où l’on vit au rythme des téléphones portables… C’est pourtant cette nouvelle bourgeoisie " mondialisée ", sorte de classe moyenne à l’occidentale, affranchie du système des castes, qui perpétue des rituels d’un autre âge et reproduit le schéma des anciens, à l’instar de ce mariage arrangé entre deux " promis " qui ne se sont jamais vus. Modernité et tradition, pensez-vous, l’incontournable dialectique a fait long feu. Soit !
Pourtant,
Mira Nair la réactualise avec un talent certain, rendant un hommage chaleureux et sincère aux siens, à sa terre natale.
Comme chacun sait, en Inde, la famille, c’est sacré ! Et si, au milieu de cette agitation frénétique, de ces myriades de couleurs, la mariée a le regard triste, le film ne cède que très brièvement à la mélancolie : nul doute qu’elle saura vite se consoler dans les bras de son nouvel " amant ". D’ailleurs, ce n’est pas tant le mariage en lui-même qui occupe le devant de la scène, que ses " à-côtés ", les relations qui se font et se défont en coulisses. Ici, c’est une romance à la Quasimodo, entre un faux prince charmant (l’interprétation du comédien est très touchante) et une vraie Cendrillon. Là, c’est un règlement de comptes entre la nièce violée et l’oncle incestueux.
Il pourrait bien y avoir un côté FESTEN dans LE MARIAGE DES MOUSSONS. Mais la mise en scène, joyeuse, festive, vient contredire ce parti pris. Comme dans un conte de fée, tout est bien qui finit bien. Le bonheur des uns… fera le bonheur des autres. Sur une esthétique clipesque viennent se greffer de belles envolées poétiques aux accents un peu kitsch, mais jamais exagérés, qui n’excluent pas quelques effets comiques. Alors que la mousson fait rage, il souffle sur le film de
Mira Nair, une brise légère d’amour et de liberté… Tandis qu’une musique très dansante achève d’en faire une petite perle du cinéma indien !
Laurence Berger
NOTES D'INTENTION
LE MARIAGE DES MOUSSONS est à la fois l'histoire d'une famille du Penjab dans l'Inde d'aujourd'hui et un chant d'amous à la ville de New Delhi qui est la mienne. La communauté Penjabi est réputée en Inde pour sa propension à faire la fête, son acharnement encore plus pronocé à travailler et son apétit démesuré de la vie. De nos jours, New Delhi est un monde étrangement "mondialisé" dans lequel la tradition bute dans la modernité à la moindre occasion. Les boutiques Gucci et Prada y existent malgré les pannes de courant et les embouteillages, et la langue qu'on y parle y est pleine de couleur et d'invention, quelque part entre l'anglais, l'hindi et le penjabi. Ce film a été conçu dans un esprit de légèreté et de découverte : son principe consistait à demeurer à la fois concentré et léger, à raconter une histoire intéressante à plusieurs niveaux en trente jours, sans dépenser des millions, tout en mêlant des acteurs célèbres, de parfaits inconnus et des membres de ma famille. Notre idée était de donner un aperçu de la société indienne à un moment donné où nous assumons avec fierté notre propre culture et où nous nous trouvons enfin libérés de nos complexes d'ex-colonisés. Les films et la musique de Bollywood font partie de notre vie quotidienne de façon intime et LE MARIAGE DES MOUSSONS assume en toute liberté les conventions de Bollywood, aussi bien sur le plan visuel que musical. C'est un film Bollywood réalisé à ma façon. Si le film réussit à capter le "masti", c'est-à-dire la joie de vivre communicative des miens, alors c'est que j'aurai rempli correctement ma tâche.
LA REALISATRICE : Mira Nair
Née en Inde en 1957. Diplômée de l'Université de Delhi et de Harvard. Elle réalise plusieurs documentaires reconnus et récompensés avant de s'atteler au cinéma. En 1987
Salaam Bombay ! marque les débuts d'une brillante carrière cinématographique, et recueille consécutivement le Prix du Meilleur Film Etranger à l'Académie Award, Prix du Public au Festival de Montréal, et celui de la Caméra d'Or à Cannes. Parmi ses films internationaux, elle réalise
Mississipi Masala (1991),
The Perez Family (1995),
Kama Sutra : A Tale Of Love (1996). En 1998, elle réalise pour le Showtime
My Own Country, l'histoire d'un jeune docteur émigré, s'associant avec les AIDS contre les épidémies du Sud de l'Inde. En 1999, elle tourne le documentaire
The Laughing Club Of India, qui reçoit le Prix Spécial du Jury au Festival International des Programmes Audiovisuels, sur la chaîne Américaine HBO. Elle vient de terminer le montage de son dernier film
Hysterical Blindness avec Uma Thurman, Gena Rowlands et Juliette Lewis.
FILMOGRAPHIE DE Mira Nair
1987-
Salaam Bombay !
1991-
Mississipi Masala
1995-
The Perez Family
1996-
Kama Sutra : A Tale Of Love
1998-
My Own Country
1999-
The Laughing Club Of India
2001-
Le Mariage Des Moussons
2002-
Hysterical Blindness
FICHE ARTISTIQUE :
Naseeruddin Shah : Lalit Verma
Lillete Dubey : Pimmi Verma
Shefali Shetty : Ria Verma
Vijay Raaz : P.K.Dubey
Tilotama Shome : Alice
Vasundhara Das : Aditi Verma
Parvin Dabas : Hemant Rai
Kulbhushan Kharbanda : C.L.Chadha
Kamini Khanna : Shashi Chadha
Rajat Kapoor : Tej Puri
Neha Dubey : Ayesha Verma
Kemaya Kidwai : Aliya Verma
Ishaan Nair : Varun Verma
Randeep Hooda : Rahul Chadha
Roshan Seth : Mohan Rai
L’AVIS DE LA PRESSE :
Studio :
" On sort du film ivre et écoeuré par trop d'images, de sons, de cris et de musique."
(article entier disponible dans Studio Magasine n°173, page 38)
Première :
" Explosion de couleurs et de joie contagieuse, laisse complètement euphorique"
(article entier disponible dans
Première) n°297, page 41)
Télérama :
" Saris et e-mails : Mira Nair révèle une Inde inattendue, dans un tourbillon exubérant et coloré. Jouissif. "
(article entier disponible sur le site de
Télérama)