Quelles sont les expériences qui ont influencé le début de votre carrière.
Lorsque j’étais à l’école supérieure du cinéma et de la télévision, j’avais accès aux archives des films et j’ai pu visionner beaucoup de films dont ceux de Hitchcock. J’ai aimé le rythme, le montage, et le découpage de ce cinéaste. Quand j’ai tourné mon premier long-métrage, dont Kiarostami a écrit le scénario, le rythme est devenu différent par rapport à mes court-métrages. Là, le néo-réalisme se mêlait à la façon de faire d’Hitchcock. La mise en scène simple, et le travail avec les comédiens non-professionnels, est le fruit de ce que j’ai appris sur le tournage de Au travers des oliviers de Kiarostami. Le succès international de
Le Ballon Blanc était totalement inattendu, et je me suis demandé quels sont les éléments qui ont permis à ce film de garder une si bonne impression ! Je me suis dit « il ne faut pas que je me répète. Il faut trouver une autre chose ». Et j’ai tenté une nouvelle expérience dans mon second film. C’est pour ça que dans
Le Miroir, tout en travaillant de nouveau avec les enfants, j’ai cherché une forme différente, une autre orientation...