Le monde fabuleux de Gaya est destiné aux enfants de 10 à 12 ans, mais les questions qu'il entraîne sont dignes d'un oral du bac de philo : Qu'est-ce que le libre-arbitre ? Qu'est ce que la réalité ? Dur de répondre quand on pense juste voir un bon divertissement avec ses enfants.
Premier film d'animation de
Lenard F. Krawinkel ,
Le monde fabuleux de Gaya voudrait bien concourir avec les studios Dreamworks ou Disney, mais le résultat est décevant : les personnages ont juste l'air d'être décalqués ou posés sur le décor. Quand on est habitué aux prouesses de la technologie, on ne veut pas en voir les limites. Le scénario est un rien compliqué pour les jeunes, qui ne seront intéressés que par les images, le caractère des personnages et un hymne au droit à la différence. Les plus âgés quant à eux, y verront un autre degré de lecture. Le créateur ressemble étrangement à Albert Einstein, d'ailleurs il porte son prénom. Ils verront ainsi quelques référence à la Bible et apprécieront la tournure et l'évolution des personnages qui veulent faire exploser les carcans dans lesquels ils sont enfermés.
Ce film d'animation a le mérite de traiter d'un sujet assez difficile à savoir les mondes parallèles. Beaucoup de films de sciences-fiction s'y sont attelés avec succès comme
Dark City d'
Alex Proyas ou
Passe Virtuel de
Josef Rusnak, mais n'étaient pas destinés aux enfants. Espérons que celui-ci réussira à les interpeller.
Muriel Sitbon