Après avoir été attendri par Mathilde Seigner alors qu’il était un vieux paysan aigri dans
Une Hirondelle A Fait Le Printemps ;
Michel Serrault reste ici fidèle à lui-même avec ce rôle de "papy" à la fois récalcitrant et affectueux. Il délaisse les chèvres pour les papillons, mais reste dans la montagne. Ainsi, le film donne lieu à de belles séquences d’évasion, qui commencent d’ailleurs à Paris lorsqu’Elsa ouvre la serre aux papillons, et continuent ensuite dans les Alpes.
Avec ce film simple, bon enfant, bonne morale et émotions à l’appui,
Philippe Muyl nous offre un bon bol d’air pur. Une sorte de conte qui ravira sûrement les enfants et plaira aux plus grands, mais risque de lacer un peu tout le monde par son trop plein de bon sentiments. C’est en effet niais, parfois presque trop, mais reste attendrissant
Le sous-titre "Le papillon est un mot d’amour plié en deux" suffit d’ailleurs à lui seul à résumer le film : un peu de niaiserie, pas mal de tendresse, et beaucoup d’amour !
Amélie Chauvet