Deux ans après
Le Mystère De La Chambre Jaune,
Bruno Podalydès poursuit son adaptation au cinéma de l'œuvre de Gaston Leroux, avec
Le Parfum de la dame en noir. Même auteur, même réalisateur, mais aussi mêmes acteurs et surtout même réussite. On retrouve avec grand plaisir le jeune reporter Joseph Rouletabille et son ami Sinclair, dans le Château d'Hercule, où ils devront résoudre un nouveau mystère, lié à la réapparition de Larsan / Ballmeyer.
Si la mise en place est en peu rapide, surtout pour qui n'a pas vu le premier film, l'ensemble s'éclaircit assez vite pour laisser place à une enquête aussi burlesque que passionnante. Le spectateur se retrouve alors soit derrière Rouletabille - s'il a trouvé le fin mot de l'histoire avant qu'il ne soit dévoilé en détails -, ou, et c'est plus probable, derrière Sinclair un peu perdu dans cette affaire…
Aussi fantaisiste et rocambolesque que son précédent film,
Bruno Podalydès joue sur les mots et les situations, n'hésitant pas à insister sur un humour loufoque grâce à des dialogues des plus croustillants.
Malgré quelques longueurs ressenties surtout au milieu, le dénouement, rythmé et incroyable, vient clore en beauté cette nouvelle œuvre réussie d'un cinéaste français décidément à part mais génial.
Amélie Chauvet